06.05.2009
Il est onze heures
Alors, c'est trop génial, parce que, grâce à mon travail de consultant que j'ai été payé pour 28 jours de missions à la Courneuve, le maire a repris mes préconisations et va déposer un recours contre la HALDE pour discrimination de sa ville parce qu'elle est traversée par l'A1 et que même, ça empêche les habitants de profiter du parc départemental que c'est trop beau parce que ce serait une trop belle banlieue si il y avait pas l'A1 !
La vache, c'est trop bon, parce que du coup, comme mes préconisations seront préconisées, ben, mon association entreprenariale pour laquelle je travaille, elle va avoir une prime prélevée directement sur le budget formation des agents de la ville.
Alors, Monsieur Ben Hakiri, il a jamais été aussi content de moi.
Je suis trop bon ! Imaginez que la Courneuve puisse avoir des compensations, ce serait un signe fort pour la diversité et la lutte contre les discriminations.
Moi je dis : je suis trop fort.
23:13 Publié dans C'est beau le progrès | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28.04.2009
Oh la vache !
Alors, c'est trop génial parce que j'ai commencé mon nouveau travail de consultant promotion de la diversité et que ça me plaît trop !
C'est vraiment super, consultant : on est sans arrêt en déplacement pour promouvoir la diversité et ce qui fait qu'on parcourt le monde entier à la rencontre de nouvelles cultures qu'on les connaît pas et tout. C'est pour ça aussi que ça fait longtemps que je suis pas venu écrire sur mon blog de walpin, c'est parce que j'étais en voyage à travers le monde !
Pensez, depuis que j’ai démarré, je suis déjà allé à Douai, à Venissieux, à Orléans, à Cherbourg, à Lens, à Port de Bouc, à Sarreguemines, à Clermont Ferrand, à Toulouse et dans plein d’autres endroits du monde et tout !
Et vous savez quoi, ben, y’a pas à dire, au niveau beauté des paysages, y’a quand même rien qui vaut Briançon, les Ecrins et Pelvoux qui était candidate aux jeux olympiques. Je dis pas ça parce que je suis Briançonnais, hein, mais je veux dire que à Clermont Ferrand, quand t’habites en centre ville, t’as juste la vue sur le HLM d’en face, alors que chez moi, pécaïre, y’a le Pelvoux, le Prorel, la croix de Toulouse et tout. Ceci dit, à Briançon, c’est pas le top pour la diversité. D’ailleurs, quand on va à Gap, les gens y disent « té, voila les congénitaux ». C’est affectueux, hein, c’est pour se moquer gentiment, parce que nous, on se moque de leur accent Marseillais à Gap… Si vous saviez… Ils disent même, heu, hein, alors « Peuchère, tu me fends le cœur la Marguerite, ta saucisse aux choux de midi, elle est encore plus maleuuuuuh passée que la finale de 91 ». Alors, on se fout de leur gueule aux Gapençais, parce qu’ils se prennent pour des Marseillais alors que nous, ben, on est fier de notre terroir, de notre collégiale, de nos fortifications classées au patrimoine mondial, de Luc Alphand et de notre réserve de bœufs, à Villard Saint Pancrace
Toujours est il que dans tous les endroits du monde que j’ai traversé, y’a plein de problèmes de diversité. Même que c’est pour ça que l’Agence Nationale de Promotion de la Diversité, elle m’a engagé via l’entremise d’un collectif associatif, pour que je fasse comprendre aux maires, présidents de conseils généraux ou régionaux, directeurs d’administrations publiques l’importance que ça a la diversité pour l’essor culturel et économique de leurs territoires.
Y’a un truc qui est super bien quand on est consultant, c’est qu’on est sacrément bien payé ! Je suis pas vénal d’habitude, mais là, je dois dire… Je vous laisse juge : on vend une journée d’intervention aux mairies à 2000 € nets. Sur ça, faut payer le déplacement. C’est à la charge du consultant, mais on se fait rembourser sur note de frais une fois pas an, le 30 février. C’est ce qu’il y a écrit sur mon contrat. Donc, les frais de déplacement et d’hébergement, ça fait 10% du contrat. Ensuite, y’a les frais pédagogiques et de préparation (rédaction des notes, des compte rendus, des rapports…), qui vont bien chercher dans les 20%. Puis, y’a les impôts, dont la TVA, qui veut dire que je suis là pour ajouter de la valeur à la mairie en lui disant que c’est bien la diversité. Ca, ça fait 20%. Et puis les 50% en dehors des frais, ben, c’est la marge. Mais là, attention, il faut ajouter quelque chose à laquelle on pense pas comme ça au premier abord, c’est les CHARGES DE STRUCTURE ! Même que c’est toutes les charges incompressibles de l’entreprise (enfin de l’association reconnue d’utilité publique) qu’elle a à payer tout le temps : eau, électricité, papier toilette, abonnements à des revues, services audiotel à « cochonnes en ligne »…. Et ça, ben, malheureusement, ça fait 40 à 45 % du prix total de journée :o(
Alors, au final, la marge brute, ben, c’est 5% du tarif journée, et moi, mon salaire, c’est 20 % de la marge nette. Ce qui fait que, au final, ben, je gagne entre 15 et 25 euros nets par jour ! Attends, c’est 3 fois plus que lorsque je travaillais à Briançon au graissage des câbles de télécabines ! Avec un salaire comme ça, je vais rendre jaloux tous mes potes qui sont restés dans la vallée et qui agrémentent leur RMI de la revente des peaux de marmottes chassées l’été.
Enfin, désolé de parler de moi, et surtout de parler pognon, mais il faut bien vous rendre compte que moi, du pognon, j’en ai jamais gagné autant et même que l’Agence Nationale de Promotion de la Diversité, ils sont super fiers de moi. J’ai entendu le président dire l’autre jour que « grâce à des péquenots comme lui [moi !], je vais peut être pouvoir la prendre en avance ma retraite, faut insister sur l’augmentation de la subvention de l’Etat l’an prochain, hein, parce qu’entre les pensions alimentaires et le remboursement de la classe C… » et j’ai pas entendu le reste parce qu’il a fermé la porte. J’ai juste eu le temps de voir que c’est avec Monsieur Ben Hakiri qu’il parlait. Mon ancien patron à la ville de Paris, vous savez. Ben, il a revendu ses parts de la société associative qu’il possédait encore, et il est entré comme « Directeur opérationnel chargé du développement ». C’est la classe Monsieur Ben Hakiri.
En tout cas, dans mes fonctions que j’exerce, je peux vous dire que je vais de désolation en désolation. Je vais dans des villes aux quatre coins du monde, et je peux vous dire que partout, c’est la même rengaine : pas de diversité, pas de diversité, pas de diversité. Dans les mairies, pas de diversité, dans les départements, pas de diversité, dans les régions, pas de diversité, dans la police, pas de diversité, dans les universités, pas de diversité.
Ce qui fait que lorsque je présente mes préconisations à mes clients (après avoir dument élaboré un diagnostic, étudié toutes les solutions et enfin choisi la plus onéreuse), c’est invariablement la même chose : « vous devez vous engager vers la voie de la diversité ». Et c’est tout parce que ça veut tout dire. Du coup, j’ai entendu un maire dire l’autre jour que « 24 000 € pour entendre ça… ». Et bien oui, Monsieur le Maire qui se croit tout puissant parce que des électeurs corrompus par un discours ultra sécuritaire ont voté pour lui ! Oui, Monsieur, vous devez entendre la voix des professionnels de la diversité vous dire que la diversité c’est important, c’est essentiel, c’est primordial pour le devenir de nos territoires au sein desquels les différences enrichissent les fondamentaux du vivre ensemble (c’est enlevé ça, il faut que je le garde pour une future propale…).
Ceci dit, heureusement que ce travail me permet de gagner grassement ma vie, parce que, au fond, c’est dur de constater partout le même échec et les mêmes ressentiments : je me sens parfois dans la peau d’un chirurgien qui n’opère que des gens qui ont des maladies incurables : il fait de son mieux moyennant dépassement d’honoraire, et pourtant, les gens meurent quand même. Alors, moi, ça me démoralise de voir combien les puissants de ce monde (comme le maire de Brévan sur Albette avec qui j’étais encore hier en rendez vous à l’autre bout du monde… un intolérant celui là…) ne savent pas donner l’exemple.
Mais parfois, heureusement, on a de bonnes surprises, des systèmes réconfortants. Tenez, avant-hier, j’étais dans un tribunal à qui j’avais vendu une mission « d’évaluation du degré de performance systémique transactionnelle de la politique pénale locale en lien avec les acteurs institutionnels et associatifs du territoire ». Ben, vous me croirez pas, j’avais jamais vu autant de divers cités !
Moi, je dis : tout n’est pas négatif
17:33 Publié dans Du neuf | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
02.03.2009
Sentimental
Ce blog n'est pas mort.
Le walpin non plus (il s'en est fallu de peu).
Même que j'ai chialé à la fin de "Slumdog millionnaire". Vrai de vrai.
Putain, woland, tu n'as qu'à bien te tenir.
23:57 Publié dans Plein les mirettes | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
09.01.2009
Ah ouais ?
Woland a dit que mon blog était mort.
Moi, je dis : attends mon gars.
16:35 Publié dans Woland est un âne | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
16.12.2008
Minimo
Alors, c'est trop génial, parce que tout le monde croyait que j'étais mort, alors qu'en fait, ben non, je suis pas mort et je suis toujours à Paris et que même la vie va de mieux en mieux pour moi parce que j'ai encore changé de métier ! Si, vrai de vrai. C'est comme ça Paris, on croirait pas, hein, mais on peut faire une carrière fulgurante à Paris. Ben, c'est ce qui est en train de m'arriver. Heureusement que je suis venu à Paris hein, parce que si j’étais resté à Briançon, je suis sûr que j’aurais pas eu la carrière que je mérite. Vous imaginez vous, passer votre vie à graisser le rail d’un téléski ? Non ? Ben, moi, j’imagine même pas non plus. C’est pour ça que je suis super fier de la carrière que je suis en train de mener dans la capitale de la France.
Alors, je suis obligé de vous raconter maintenant, parce que sinon, vous comprendriez plus.
Alors, d’abord, il faut que vous sachiez que mon travail d’animateur socio-culturel chargé de la promotion de la diversité s’est super bien passé ces deux derniers mois. J’ai les meilleurs résultats de tout le XXème arrondissement : 14 acquittements pour mes petits gars en novembre ! Attends, même Hakim, qui est le plus ancien des animateurs socio-culturels de la mairie du XXème arrondissement, il a pas d’aussi bons résultats. Et pourtant, c’est un pro Hakim : quand il était plus jeune, il était promotionné. Et comme ça lui a valu 27 acquittements entre ses 15 ans et sa majorité, ben, il a décidé de devenir promotionneur. Moi, quand il m’a raconté son parcours, ça m’a mis les larmes aux yeux.
Pensez, à 4 ans, son père s’est retrouvé injustement en prison parce que soi disant la voiture avec laquelle il prenait le bateau tous les premiers samedis du mois à Marseille contenait des pièces volées. Ensuite, sa mère a été licenciée de son emploi d’allocataire parce que ça faisait trop longtemps qu’elle l’était. Encore heureux aussi qu’elle aie pu garder son logement de fonction. Enfin, en tout cas, Hakim, la vie a pas été facile pour lui. Même que quand son père a été libéré pour bonne conduite trois mois après son incarcération, il ne lui restait plus rien. Du coup, Hakim, il a du faire des petits boulots dès l’âge de 11 ans pour amener un peu d’argent à sa mère. Moi je dis, c’est inhumain ! Vous imaginez ça vous ? Hakim, il travaillait dans un garage. Il était chargé du transport des pièces neuves. Du coup, il avait toujours sur lui des phares, des écrous, des plaques d’identification de chassis tout ça. Ce qui fait qu’un jour, il s’est fait contrôler par la police. Ces salauds, ils lui ont demandé ses papiers, et il a sorti une plaque d’immatriculation toute neuve qu’il amenait à son garage.
Alors, les policiers, ils ont pas été contents, et le juge non plus. Le juge, il a dit à Hakim que soit il faisait quelque chose pour la collectivité, soit il allait directos en prison, sans passer par la case départ et sans pouvoir récupérer ni ses 20 000 francs, ni sa BMW série 3 flambant neuve qu’il venait de s’offrir avec les pourboires de ses clients.
Alors, c’est comme ça que Hakim, il est devenu animateur socio-culturel chargé de la promotion de la diversité. Et avec son passé de promotionné, il a une sacrée technique, ce qui fait qu’il a une moyenne de 11 acquittements par mois. Il est vachement respecté Hakim du coup, et il connaît bien tout un tas de monde qui nous aide bien dans ce métier. Le plus sympa, c’est Maître Tollard. Il est chouette Maître Tollard : dès qu’un de nos gentils petits gars va voir le juge, hop, y’a Maître Tollard qui débarque. Il s’enferme dans une pièce avec Hakim, et quand ils ressortent, Hakim a un grand sourire, et Maître Tollard a les poches gonflées. Il regarde le petit gars dans les yeux et il lui dit « allez, on va te sortir de là va, Hakim m’a convaincu que tu es un chouette garçon ». Moi, je trouve ça super cool comme technique.
En tout cas, il a beau être super fort Hakim, moi, le mois dernier, je lui ai niqué sa gueule et j’ai fait 14 acquittements, 14, 14, QUATORZE !!!! Parce que moi aussi, j’ai une super technique.
Allez, je vous dis tout :
Alors, figurez vous que je me suis rendu compte en allant aux audiences que le juge, il voulait toujours que mes petits gars, ils dénoncent leurs petits camarades. Ce que je trouve éminemment scandaleux par ailleurs. [petit jeu pour savoir qui lit réellement mes articles : commencez votre commentaire par « moi je dis : »]. Alors, moi, j’ai fait de ce scandale un avantage : j’ai décidé de conseiller aux petits gars de toujours dénoncer les autres, comme ça, ils ne sont plus seuls à être acquitté, mais il sont au moins 4 ou 5…
Et c’est comme ça que j’ai fait le meilleur score du mois.
Et que du coup, ben, j’ai eu une promotion.
C’est même mieux qu’un promotion : une agence de communication m’a recruté pour faire la promotion de la diversité. Et j’ai un nouveau métier du coup : CONSULTANT que ça s’appelle. Consultant en promotion de la diversité. Ca flashe un max non ? Je commence le 5 janvier. Et je sais que je vais faire un sacré taf.
Il faut que je me prépare à mes nouvelles fonctions de consultant maintenant. D’ores et déjà, j’ai fait l’essentiel : j’ai acheté 2 costumes superbes et avec une coupe qui me va trop bien et met bien en valeur mon corps skulturalle sluptrural scruptrural trop bien gaulé de Haut Alpin qui est loin de chez lui. En plus, je les ai eu pour pas trop cher. C’est chouette Kiabi comme marque hein.
Pour aller avec, j’ai investi dans 5 chemises : une pour chaque jour de la semaine, que je pourrai mettre chaque jour de la semaine et laver le dimanche dans mon grand appartement de Maintenon en Eure et Loir en région parisienne. J’ai acheté que des couleurs de consultant : y’en a une rose, une saumon, une reine des fleurs, une rouge clair et une pink. Attends, comme je vais être trop beau ! Et je vous dis pas les cravates : grise et verte, bleue turquoise avec un rond jaune, blanche à carreaux noirs… Avec en plus mes mocassins que j’ai acheté chez Bata, je vais faire un carton comme consultant.
Je me suis mis devant un miroir avec mes achats sur le dos, tout habillé comme quand j’irai travailler comme consultant. Ben, je vais vous dire, je pense que des gens habillés comme moi, même à Gap, on n’en croise pas !!!
Ensuite, j’ai fait faire des cartes. C’est super important des cartes pour un consultant. C’est comme ça que ses clients, ils savent comment il s’appelle. Alors, sur la mienne, y’a écrit
wilori
Consultant diversité
C’est pas trop la classe à Dallas ? Attends, moi, rien que quand je la regarde, je commence à éprouver du respect pour moi-même.
Et puis, attendez, c’est pas pareil le métier de consultant hein. Même si je suis pas encore officiellement en poste, j’ai déjà participé à plusieurs réunions de travail : il faut qu’on prépare une campagne de communication sur le thème de l’intégration des minorités visibles dans les services municipaux. Et vous croirez pas qui participait aussi à la réunion en tant qu’expert externe : Monsieur Ben Hakiri ! Sisisisisisisi, lui-même. Il représentait aussi le maître d’œuvre, parce que c’est Monsieur Delanoë qui fait le gros œuvre, comme d’habitude. Alors, ça m’a fait super plaisir de retrouver Monsieur Ben Hakiri. Même que je lui ai demandé si il était pas trop super fier d’être expert extérieur sur une mission d’une si haute importance. Alors, il a rit, et il m’a conseillé d’aller « un peu voir le budget de ma société », et que je comprendrais bien des choses.
Alors, moi, je comprends pas mieux : c’est pas parce que la société pour laquelle je travaille a une filiale associative subventionnée par la Mairie de Paris que j’ai eu mon boulot quand même ?
Monsieur Ben Hakiri, il vieillit, le pauvre. En plus, je suis quasiment sur qu’il taquine un peu trop souvent la bouteille.
Et si ça se trouve, il lit du Flaubert en plus.
Moi je dis : lire du Flaubert, ça ramollit du ramollo.
11:13 Publié dans Du neuf | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
15.10.2008
walpin à réaction
Même si on ne m'a rien demandé, et que je trouve ça nul, je vous fais le biographie en 10 dates parce que j'ai que ça à écrire en ce moment. C'est que ça prend du temps d'écrire sur sa vie de Haut Alpin à Paris, parce qu'il faut bien tout expliquer à chaque fois, parce qu’Artemus, il est un peu long à la comprenure. Alors moi, hein, je me mets à votre niveau, parce que mine de rien, c’est pas donné à tous les walpins de monter à Paris.
1976
Je vois le jour. Mais je ne m’en souviens absolument pas. Pourtant, la première fois que j’ai vu le jour et que je m’en suis souvenu, j’ai su que c’était le jour. C’est donc que j’avais DEJA vu le jour avant. Donc, quand on naît, on voit le jour. En l’occurrence, c’était le jour de la rentrée scolaire… Ceux qui y ont vu un présage quelconque se sont trompés.
1981
Maman est atterrée, en colère, triste parce que ces « ordures de socialauds » ont gagné. Papa sourit. Il me prend sur ses genoux et m’explique que désormais, les gens sauront se respecter plus et que nous serons tous solidaires parce que c’est important d’être solidaire dans la vie. Lui, en tout cas, il pense que tout le monde doit regarder son voisin avec bienveillance, et que surtout, en toutes circonstances, il faut respecter les autres. Il crie après maman et lui reproche d’être égoïste.
1984
L’homme respectueux préfère être solidaire de sa secrétaire plutôt que de ses trois enfants. L’égoïste reprend du travail, trime comme une bête, paie les factures, s’inquiètent de ma scolarité, prends soin du petit dernier, assume et ne dort pas la nuit. Je choisis mon camp.
1986
Alors que je visite de vieilles tantes, le pays de mes ancêtres est ravagé par un violent incendie.
1988
J’écris « vive Chirac » sur les tables et les murs de mon collège. 3 jours de renvoi. Cet enculé ne m’a jamais rien rapporté de bon.
1994
Le jury me félicite. Je me félicite aussi et vais fêter ça pendant 5 ans.
1996
Je monte ma société. Je me prends pour un type super intelligent. Je me rends compte qu’en plus, je suis chanceux.
1998/1999
Alors que la France auto célèbre ses grandes valeurs, je traverse 77 pays et ma rencontre avec les cultures du monde me conforte dans mes sentiments.
2005
Je postule, sous les sarcasmes de mes collègues et amis, à une offre d’emploi à Briançon. Je suis évidemment retenu, et j’y passe deux belles années.
2008
J’arrive à Paris. Il pleut tous les jours.
Moi, je dis : je suis formidable.
12:07 Publié dans La différence est une richesse | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14.10.2008
Ouf
Je suis encore en vie.
Moi, je dis : travailler, c'est pas bon quand on tient un blog.
09:42 Publié dans Du neuf | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.09.2008
Les aventures de Goldoréac (I)
Oyez, oyez, braves gens, l'histoire véridique de la fin de la planète Europ, submergé par les armées de Wega (dit aussi Walla) et de son prince héritier Actanus qui en fut chassé, contraint à l'exil sur notre bonne vieille planète verte.
CHAPITRE 1
CE QU’ETAIT LE MONDE AU TEMPS D’ACTANUS
En ce temps là, tout allait bien dans le système solaire et les galaxies annexées : l’univers se préparait aux jeux intergalactiques qui verraient se mettre aux prises les Jupitériens de Jupiter, les plutoniens de Pluton, les Saturniens de Saturne, les hommes de Mars et les femmes de Vénus, sans compter la multitude des espèces à demi sauvages résidant aux confins de la grande ourse et d’alpha du centaure.
La situation économique n’était certes pas brillante : le chute récente du cours de la queue de comète avait plongé les analystes de LCI (la chaîne intersidérale) dans la perplexité, et les déboires du ministres triton des finances reconnu coupable de prise illégale d’intérêt dans l’affaire des navettes de tahihouane avait achevé d’entraîner la population diverse qui composait la galaxie dans la morosité.
Mais les gens gardaient le moral : le ministre des couloirs aériens avait récemment autorisé la réouverture des principaux axes dirigeant vers les planètes chaudes, et une masse innombrable et festive se pressait dans les navettodrômes pour réserver leurs billets de vacances bien méritées.
Sur Terre, le travail avait été aboli par décret spécial du dernier président élu dont l’histoire retiendrait à la fois qu’il fut le premier socialiste à occuper ce poste et que le fantastique progrès social qu’il avait permis d’accomplir avait effectivement, et conformément aux prophéties du très saint manifeste, permis l’émancipation totale de l’homme. En effet, seulement 6 mois après l’entrée en vigueur de cette mesure révolutionnaire, l’extinction complète de la race humaine était quasiment achevée : l’abolition du travail ayant été immédiatement suivie, Ô ironie grinçante du hasard, de la plus grande famine de l’histoire de l’univers, laissant seulement sur terre quelques milliers d’hommes et de femmes, hagards et qui, en outre, étaient pour la plupart des salauds hors la loi qui continuaient à cultiver en douce leur potager malgré la très sainte interdiction progressiste.
Ce sont ces mêmes enculés qui construisirent un fabuleux robot, non pour la beauté constructiviste de donner au genre humain finissant une chance de crever dans le progrès, mais, beaucoup plus égoïstement, pour se protéger, et protéger la terre, des éventuelles attaques du plus sale fils de pute de l’univers : Wega.
En fait, rien ne prédestinait Wega à devenir une raclure de premier ordre. Mais, dès sa naissance, il comprit que son passé et son avenir se rejoignaient déjà en un même lieu et l’enfermaient à tout jamais dans la saloperie immonde : lointain descendant d’un peuple colonisé par une ethnie concurrente qui avait humilié durant 3 longues années son peuple, et vivant sur une terre où les autochtones ne lui laisseraient jamais aucune place, comme à aucun autre de sa race, sa nature fut si profondément changée que dès l’âge de huit jours, son destin était irrécupérable.
Wega salissait sa couche 17 fois par jour, pour l’unique plaisir de voir sa mère se tuer à la tâche ingrate de le changer ainsi que ses 22 frères et sœurs. Puis, il entreprit de continuer à pisser toutes les nuits dans son lit afin de ne laisser à la pauvre femme aucune minute de répit. Indiscipliné, bagarreur, voleur, menteur et manipulateur, il devient très tôt chef de clan. Et on se souvient encore, aux confins des mondes, des cris de ralliement de la meute sale qu’il entraînait par devant lui : « walla, walla, vient mon frère, on va buter du keuf », « walla, walla, le vigile du franprix, c’est mon cousin, viens, on va tout niquer, il verra rien ! », « walla, walla, mate la meuf comme elle est bonne, je vais lui déchirer sa race ». C’est de cette période qu’il garde le surnom « Walla », qu’il préfère d’ailleurs à son véritable patronyme, Wega ayant une signification moins noble (en langage de ce temps là, wega signifiait « celui dont la mère a eu des rapports coupables avec un fennec »).
Ordoncques, pendant que les égoïstes terriens se mettaient en quête de la construction du plus beau et grand robot de tous les temps (et on était déjà en 24 589), les Europiens coulaient des jours heureux sur la planète Europ. Leur bon Prince, Actanus, remplissait ses fonctions de manière débonnaire et studieuse, malgré une propension assez forte à ne point tenir compte des revendications de ses sujets ; ce qui faisait dire à l’opposition « Actanus est bouché ». Mais d’opposition, à dire vrai, il n’y en avait guère, puisque les Europiens étaient heureux. Un décret de 24 545 avait interdit la guerre, les licenciements et les pois chiches : les europiens vivaient donc en paix, dans l’opulence et sans flatulence.
C’est d’ailleurs pour cela que Wega, dans sa quête de l’accomplissement du mal absolu, prit Europ dans le collimateur. A sa 1845ème sortie du tribunal (relaxé pour la 1845ème fois au motif que la personne qu’il avait agressé l’avait égratigné en se débattant), il comprit que cette société de flics corrompus et de juges obèses ne pouvait rien pour lui. Il accomplit donc de fédérer l’ensemble des tribus de son clan. Il fut lui même surpris par le nombre extraordinaire d’hommes robustes et de filles faciles dont celui ci était constitué.
C’est ainsi que, ayant obtenu une subvention de la Mairie de Paris pour acheter des vaisseaux spatiaux d’attaques et des Golgots dernière génération (son dossier de demande précisait que ceux ci étaient destinés à une exposition d’art contemporain au cours de laquelle on y mettrait le feu pour prouver l’absurdité de la guerre), et fort de 1, 560 millions de comparses, Wega déclara la guerre à Europ, trouvant son casus belli dans la loi d’interdiction des pois chiches qui interdisait également et de facto à la population de consommer du couscous Garbit. L’organisation des Galaxies Unies resta sourde aux suppliques du prince Actanus demandant l’envoi de casques roses sur sa planète pour protéger son peuple, arguant du caractère discriminatoire de la loi anti pois chiche, et que même c’est bien fait, sale con, t’avais qu’à pas instituer une loi qui faisait de la peine au peuple de Wega (dit aussi Walla).
Actanus était désemparé, il sentit combien son pouvoir était, au fond, artificiel. Et y a-t-il plus dur en ce bas monde que de se rendre compte que l’on est un Actanus artificiel ?
Non, vous dis je. Et c’est pour cela qu’Actanus, dans un élan de courage dont seuls les Europiens sont capables, pris la fuite dans un hélicoptère de l’espace conduit par Dominique Santini, laissant les europiens se faire massacrer à coup de boudin blanc hallal dans la gueule.
La collision avec Goldoréac (car c’est bien lui le robot de l’espace que construisaient les terriens) au carrefour du chariot (bordel, pourtant, y’avait déjà le panneau de danger à l’époque !) fut bel et bien (quoiqu’en dise la légende), un pur hasard. Il se trouve que Goldoréac était en période de rodage, les ingénieurs, fatigués par l’inanition, ayant confondu turbine droite et turbine gauche sur les plans, et comment vivre si on ne connaît pas la différence entre la droite et la gauche ?
Toujours est il que, après avoir exterminé son équipage en l’empoisonnant avec le la harissa par fraîche, Actanus s’empara de Goldoréac et partir pour la Terre, la planète verte, où il espérait couler des jours tranquille.
C’était compter sans l’assiduité de Wega…
Mais ceci est une autre histoire, et un futur chapitre.
Moi je dis : walla ! elle est trop bonne cette histoire.
16:54 Publié dans Le feuilleton | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18.09.2008
Prologue
Synopsis :
"Ici bas, ici bas, très loin de l'espace, une grande guerre éclata sur la planète Europ", WEGA (dit aussi WALLA) réussit à détruire cette planète. Son prince, ACTANUS parvint à s’échapper en volant à l’ennemi un robot : GOLDOREAC ! ACTANUS atterrit alors sur notre belle planète verte. Il est recueilli et adopté par le professeur PROCHOIX. Malheureusement, WEGA (dit aussi WALLA) a poursuivi ACTANUS et menace maintenant la terre ! Aidé de ses amis ALGOR (ex pilote de mezzerchmidt, défenseur de la planète bleue verte) et de VEOLIA (princesse durable), notre prince de l’espace défendra notre planète verte qui ressemble tant à Europ…
Actanus à bord de Goldoréac, voici la légende que nous allons vous raconter.
Générique
Goldoréac go ! Rétroviseurs en action
Goldoréac go ! Va accomplir ta mission
Dans le fini
Du temps pourri
Poursuis ta lutte infernale
Du bien contre le mal.
Goldoréac go !
Goldoréac go !
Goldoréac go ! Minable êtron de l’espace
Goldoréac go ! A tous les barbus fais face
Piteux guerrier
Tu fais rigoler
A travers tout l’univers
Les ennemis du camembert
Goldoréac go !
Goldoréac go !
Goldoréac go ! Chevalier sans avenir
Goldoréac go ! Bénis tous tes souvenirs
Le défenseur
Des vraies valeurs
Garde toujours dans ton cœur
Du progrès toute l’horreur
Moi, je dis : Goldoréac go ! Goldoréac go !
10:35 Publié dans Le feuilleton | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
11.09.2008
Ca faisait longtemps
Ca faisait vachement longtemps que j'avais pas mis une question pour le grand jeu concours du walpin. On va peut être enfin réussir à départager woland et camille dites donc. A moins qu'un troisième larron n'emporte la mise.
Cliquez sur l'image pour l'agrandir :
- Dans quelle ville se trouve-t-on ? (1 point)
- Quel est le nom de cette rue ? (1 point)
- A quel numéro de cette rue le walpin avait il établi son logis ? (4 points)
- A l'angle de quelle rue cela situait-il le walpin ? (4 points)
- Quel type de commerce est le plus représenté dans cette rue ? (3 points)
- Quelle rivière traverse-t-on sur le pont au bout de la rue, non visible sur la photo ? (2 points)
- Quelle montée de col démarre-t-elle au bout de cette rue, après un rond point (lui même situé juste après le pont) ? (2 points)
Moi je dis : souvenirs, souvenirs.
14:31 Publié dans LE jeu concours | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note

