28.04.2009

Oh la vache !

Alors, c'est trop génial parce que j'ai commencé mon nouveau travail de consultant promotion de la diversité et que ça me plaît trop !

 

C'est vraiment super, consultant : on est sans arrêt en déplacement pour promouvoir la diversité et ce qui fait qu'on parcourt le monde entier à la rencontre de nouvelles cultures qu'on les connaît pas et tout. C'est pour ça aussi que ça fait longtemps que je suis pas venu écrire sur mon blog de walpin, c'est parce que j'étais en voyage à travers le monde !

 

Pensez, depuis que j’ai démarré, je suis déjà allé à Douai, à Venissieux, à Orléans, à Cherbourg, à Lens, à Port de Bouc, à Sarreguemines, à Clermont Ferrand, à Toulouse et dans plein d’autres endroits du monde et tout !

 

Et vous savez quoi, ben, y’a pas à dire, au niveau beauté des paysages, y’a quand même rien qui vaut Briançon, les Ecrins et Pelvoux qui était candidate aux jeux olympiques. Je dis pas ça parce que je suis Briançonnais, hein, mais je veux dire que à Clermont Ferrand, quand t’habites en centre ville, t’as juste la vue sur le HLM d’en face, alors que chez moi, pécaïre, y’a le Pelvoux, le Prorel, la croix de Toulouse et tout. Ceci dit, à Briançon, c’est pas le top pour la diversité. D’ailleurs, quand on va à Gap, les gens y disent « té, voila les congénitaux ». C’est affectueux, hein, c’est pour se moquer gentiment, parce que nous, on se moque de leur accent Marseillais à Gap… Si vous saviez… Ils disent même, heu, hein, alors « Peuchère, tu me fends le cœur la Marguerite, ta saucisse aux choux de midi, elle est encore plus maleuuuuuh passée que la finale de 91 ». Alors, on se fout de leur gueule aux Gapençais, parce qu’ils se prennent pour des Marseillais alors que nous, ben, on est fier de notre terroir, de notre collégiale, de nos fortifications classées au patrimoine mondial, de Luc Alphand et de notre réserve de bœufs, à Villard Saint Pancrace

 

Toujours est il que dans tous les endroits du monde que j’ai traversé, y’a plein de problèmes de diversité. Même que c’est pour ça que l’Agence Nationale de Promotion de la Diversité, elle m’a engagé via l’entremise d’un collectif associatif, pour que je fasse comprendre aux maires, présidents de conseils généraux ou régionaux, directeurs d’administrations publiques l’importance que ça a la diversité pour l’essor culturel et économique de leurs territoires.

 

Y’a un truc qui est super bien quand on est consultant, c’est qu’on est sacrément bien payé ! Je suis pas vénal d’habitude, mais là, je dois dire… Je vous laisse juge : on vend une journée d’intervention aux mairies à 2000 € nets. Sur ça, faut payer le déplacement. C’est à la charge du consultant, mais on se fait rembourser sur note de frais une fois pas an, le 30 février. C’est ce qu’il y a écrit sur mon contrat. Donc, les frais de déplacement et d’hébergement, ça fait 10% du contrat. Ensuite, y’a les frais pédagogiques et de préparation (rédaction des notes, des compte rendus, des rapports…), qui vont bien chercher dans les 20%. Puis, y’a les impôts, dont la TVA, qui veut dire que je suis là pour ajouter de la valeur à la mairie en lui disant que c’est bien la diversité. Ca, ça fait 20%. Et puis les 50% en dehors des frais, ben, c’est la marge. Mais là, attention, il faut ajouter quelque chose à laquelle on pense pas comme ça au premier abord, c’est les CHARGES DE STRUCTURE ! Même que c’est toutes les charges incompressibles de l’entreprise (enfin de l’association reconnue d’utilité publique) qu’elle a à payer tout le temps : eau, électricité, papier toilette, abonnements à des revues, services audiotel à « cochonnes en ligne »…. Et ça, ben, malheureusement, ça fait 40 à 45 % du prix total de journée :o(

 

Alors, au final, la marge brute, ben, c’est 5% du tarif journée, et moi, mon salaire, c’est 20 % de la marge nette. Ce qui fait que, au final, ben, je gagne entre 15 et 25 euros nets par jour ! Attends, c’est 3 fois plus que lorsque je travaillais à Briançon au graissage des câbles de télécabines ! Avec un salaire comme ça, je vais rendre jaloux tous mes potes qui sont restés dans la vallée et qui agrémentent leur RMI de la revente des peaux de marmottes chassées l’été.

 

Enfin, désolé de parler de moi, et surtout de parler pognon, mais il faut bien vous rendre compte que moi, du pognon, j’en ai jamais gagné autant et même que l’Agence Nationale de Promotion de la Diversité, ils sont super fiers de moi. J’ai entendu le président dire l’autre jour que « grâce à des péquenots comme lui [moi !], je vais peut être pouvoir la prendre en avance ma retraite, faut insister sur l’augmentation de la subvention de l’Etat l’an prochain, hein, parce qu’entre les pensions alimentaires et le remboursement de la classe C… » et j’ai pas entendu le reste parce qu’il a fermé la porte. J’ai juste eu le temps de voir que c’est avec Monsieur Ben Hakiri qu’il parlait. Mon ancien patron à la ville de Paris, vous savez. Ben, il a revendu ses parts de la société associative qu’il possédait encore, et il est entré comme « Directeur opérationnel chargé du développement ». C’est la classe Monsieur Ben Hakiri.

 

En tout cas, dans mes fonctions que j’exerce, je peux vous dire que je vais de désolation en désolation. Je vais dans des villes aux quatre coins du monde, et je peux vous dire que partout, c’est la même rengaine : pas de diversité, pas de diversité, pas de diversité. Dans les mairies, pas de diversité, dans les départements, pas de diversité, dans les régions, pas de diversité, dans la police, pas de diversité, dans les universités, pas de diversité.

 

Ce qui fait que lorsque je présente mes préconisations à mes clients (après avoir dument élaboré un diagnostic, étudié toutes les solutions et enfin choisi la plus onéreuse), c’est invariablement la même chose : « vous devez vous engager vers la voie de la diversité ». Et c’est tout parce que ça veut tout dire. Du coup, j’ai entendu un maire dire l’autre jour que « 24 000 € pour entendre ça… ». Et bien oui, Monsieur le Maire qui se croit tout puissant parce que des électeurs corrompus par un discours ultra sécuritaire ont voté pour lui ! Oui, Monsieur, vous devez entendre la voix des professionnels de la diversité vous dire que la diversité c’est important, c’est essentiel, c’est primordial pour le devenir de nos territoires au sein desquels les différences enrichissent les fondamentaux du vivre ensemble (c’est enlevé ça, il faut que je le garde pour une future propale…).

 

Ceci dit, heureusement que ce travail me permet de gagner grassement ma vie, parce que, au fond, c’est dur de constater partout le même échec et les mêmes ressentiments : je me sens parfois dans la peau d’un chirurgien qui n’opère que des gens qui ont des maladies incurables : il fait de son mieux moyennant dépassement d’honoraire, et pourtant, les gens meurent quand même. Alors, moi, ça me démoralise de voir combien les puissants de ce monde (comme le maire de Brévan sur Albette avec qui j’étais encore hier en rendez vous à l’autre bout du monde… un intolérant celui là…) ne savent pas donner l’exemple.

 

Mais parfois, heureusement, on a de bonnes surprises, des systèmes réconfortants. Tenez, avant-hier, j’étais dans un tribunal à qui j’avais vendu une mission « d’évaluation du degré de performance systémique transactionnelle de la politique pénale locale en lien avec les acteurs institutionnels et associatifs du territoire ». Ben, vous me croirez pas, j’avais jamais vu autant de divers cités !

 

Moi, je dis : tout n’est pas négatif

16.12.2008

Minimo

Alors, c'est trop génial, parce que tout le monde croyait que j'étais mort, alors qu'en fait, ben non, je suis pas mort et je suis toujours à Paris et que même la vie va de mieux en mieux pour moi parce que j'ai encore changé de métier ! Si, vrai de vrai. C'est comme ça Paris, on croirait pas, hein, mais on peut faire une carrière fulgurante à Paris. Ben, c'est ce qui est en train de m'arriver. Heureusement que je suis venu à Paris hein, parce que si j’étais resté à Briançon, je suis sûr que j’aurais pas eu la carrière que je mérite. Vous imaginez vous, passer votre vie à graisser le rail d’un téléski ? Non ? Ben, moi, j’imagine même pas non plus. C’est pour ça que je suis super fier de la carrière que je suis en train de mener dans la capitale de la France.

Alors, je suis obligé de vous raconter maintenant, parce que sinon, vous comprendriez plus.

Alors, d’abord, il faut que vous sachiez que mon travail d’animateur socio-culturel chargé de la promotion de la diversité s’est super bien passé ces deux derniers mois. J’ai les meilleurs résultats de tout le XXème arrondissement : 14 acquittements pour mes petits gars en novembre ! Attends, même Hakim, qui est le plus ancien des animateurs socio-culturels de la mairie du XXème arrondissement, il a pas d’aussi bons résultats. Et pourtant, c’est un pro Hakim : quand il était plus jeune, il était promotionné. Et comme ça lui a valu 27 acquittements entre ses 15 ans et sa majorité, ben, il a décidé de devenir promotionneur. Moi, quand il m’a raconté son parcours, ça m’a mis les larmes aux yeux.

Pensez, à 4 ans, son père s’est retrouvé injustement en prison parce que soi disant la voiture avec laquelle il prenait le bateau tous les premiers samedis du mois à Marseille contenait des pièces volées. Ensuite, sa mère a été licenciée de son emploi d’allocataire parce que ça faisait trop longtemps qu’elle l’était. Encore heureux aussi qu’elle aie pu garder son logement de fonction. Enfin, en tout cas, Hakim, la vie a pas été facile pour lui. Même que quand son père a été libéré pour bonne conduite trois mois après son incarcération, il ne lui restait plus rien. Du coup, Hakim, il a du faire des petits boulots dès l’âge de 11 ans pour amener un peu d’argent à sa mère. Moi je dis, c’est inhumain ! Vous imaginez ça vous ? Hakim, il travaillait dans un garage. Il était chargé du transport des pièces neuves. Du coup, il avait toujours sur lui des phares, des écrous, des plaques d’identification de chassis tout ça. Ce qui fait qu’un jour, il s’est fait contrôler par la police. Ces salauds, ils lui ont demandé ses papiers, et il a sorti une plaque d’immatriculation toute neuve qu’il amenait à son garage.

Alors, les policiers, ils ont pas été contents, et le juge non plus. Le juge, il a dit à Hakim que soit il faisait quelque chose pour la collectivité, soit il allait directos en prison, sans passer par la case départ et sans pouvoir récupérer ni ses 20 000 francs, ni sa BMW série 3 flambant neuve qu’il venait de s’offrir avec les pourboires de ses clients.

Alors, c’est comme ça que Hakim, il est devenu animateur socio-culturel chargé de la promotion de la diversité. Et avec son passé de promotionné, il a une sacrée technique, ce qui fait qu’il a une moyenne de 11 acquittements par mois. Il est vachement respecté Hakim du coup, et il connaît bien tout un tas de monde qui nous aide bien dans ce métier. Le plus sympa, c’est Maître Tollard. Il est chouette Maître Tollard : dès qu’un de nos gentils petits gars va voir le juge, hop, y’a Maître Tollard qui débarque. Il s’enferme dans une pièce avec Hakim, et quand ils ressortent, Hakim a un grand sourire, et Maître Tollard a les poches gonflées. Il regarde le petit gars dans les yeux et il lui dit « allez, on va te sortir de là va, Hakim m’a convaincu que tu es un chouette garçon ». Moi, je trouve ça super cool comme technique.

En tout cas, il a beau être super fort Hakim, moi, le mois dernier, je lui ai niqué sa gueule et j’ai fait 14 acquittements, 14, 14, QUATORZE !!!! Parce que moi aussi, j’ai une super technique.

Allez, je vous dis tout :

Alors, figurez vous que je me suis rendu compte en allant aux audiences que le juge, il voulait toujours que mes petits gars, ils dénoncent leurs petits camarades. Ce que je trouve éminemment scandaleux par ailleurs. [petit jeu pour savoir qui lit réellement mes articles : commencez votre commentaire par « moi je dis : »]. Alors, moi, j’ai fait de ce scandale un avantage : j’ai décidé de conseiller aux petits gars de toujours dénoncer les autres, comme ça, ils ne sont plus seuls à être acquitté, mais il sont au moins 4 ou 5…

Et c’est comme ça que j’ai fait le meilleur score du mois.

Et que du coup, ben, j’ai eu une promotion.

C’est même mieux qu’un promotion : une agence de communication m’a recruté pour faire la promotion de la diversité. Et j’ai un nouveau métier du coup : CONSULTANT que ça s’appelle. Consultant en promotion de la diversité. Ca flashe un max non ? Je commence le 5 janvier. Et je sais que je vais faire un sacré taf.

Il faut que je me prépare à mes nouvelles fonctions de consultant maintenant. D’ores et déjà, j’ai fait l’essentiel : j’ai acheté 2 costumes superbes et avec une coupe qui me va trop bien et met bien en valeur mon corps skulturalle sluptrural scruptrural trop bien gaulé de Haut Alpin qui est loin de chez lui. En plus, je les ai eu pour pas trop cher. C’est chouette Kiabi comme marque hein.

Pour aller avec, j’ai investi dans 5 chemises : une pour chaque jour de la semaine, que je pourrai mettre chaque jour de la semaine et laver le dimanche dans mon grand appartement de Maintenon en Eure et Loir en région parisienne. J’ai acheté que des couleurs de consultant : y’en a une rose, une saumon, une reine des fleurs, une rouge clair et une pink. Attends, comme je vais être trop beau ! Et je vous dis pas les cravates : grise et verte, bleue turquoise avec un rond jaune, blanche à carreaux noirs… Avec en plus mes mocassins que j’ai acheté chez Bata, je vais faire un carton comme consultant.

Je me suis mis devant un miroir avec mes achats sur le dos, tout habillé comme quand j’irai travailler comme consultant. Ben, je vais vous dire, je pense que des gens habillés comme moi, même à Gap, on n’en croise pas !!!

Ensuite, j’ai fait faire des cartes. C’est super important des cartes pour un consultant. C’est comme ça que ses clients, ils savent comment il s’appelle. Alors, sur la mienne, y’a écrit

wilori
Consultant diversité

C’est pas trop la classe à Dallas ? Attends, moi, rien que quand je la regarde, je commence à éprouver du respect pour moi-même.

Et puis, attendez, c’est pas pareil le métier de consultant hein. Même si je suis pas encore officiellement en poste, j’ai déjà participé à plusieurs réunions de travail : il faut qu’on prépare une campagne de communication sur le thème de l’intégration des minorités visibles dans les services municipaux. Et vous croirez pas qui participait aussi à la réunion en tant qu’expert externe : Monsieur Ben Hakiri ! Sisisisisisisi, lui-même. Il représentait aussi le maître d’œuvre, parce que c’est Monsieur Delanoë qui fait le gros œuvre, comme d’habitude. Alors, ça m’a fait super plaisir de retrouver Monsieur Ben Hakiri. Même que je lui ai demandé si il était pas trop super fier d’être expert extérieur sur une mission d’une si haute importance. Alors, il a rit, et il m’a conseillé d’aller « un peu voir le budget de ma société », et que je comprendrais bien des choses.

Alors, moi, je comprends pas mieux : c’est pas parce que la société pour laquelle je travaille a une filiale associative subventionnée par la Mairie de Paris que j’ai eu mon boulot quand même ?

Monsieur Ben Hakiri, il vieillit, le pauvre. En plus, je suis quasiment sur qu’il taquine un peu trop souvent la bouteille.

Et si ça se trouve, il lit du Flaubert en plus.

Moi je dis : lire du Flaubert, ça ramollit du ramollo.

14.10.2008

Ouf

Je suis encore en vie.

 

Moi, je dis : travailler, c'est pas bon quand on tient un blog.

22.08.2008

Total respect

Alors c'est trop génial, parce que samedi soir, je suis allé voir un match de foot et tout.

 

Comme je suis devenu animateur socio-culturel chargé de la solidarité et de la promotion de la diversité (je vous raconterai, c’est promis, mais il faut que je mette un peu mes idées en place tellement il y a de choses à faire en termes de solidarité et de promotion de la diversité. Comme il dit mon chef, monsieur Yacine Ben Hakiri : « on a un de ces retard en France », vous pouvez pas savoir), j’ai eu le droit d’accompagner divers enfants venus de divers quartiers au Parc des Princes pour voir le match entre deux diverses équipes de ligue 1 : Paris Saint Germain et Bordeaux.

 

Comme j’étais trop content ! Je suis jamais allé dans un stade de foot et tout. Bon, j’étais pas novice non plus quand même hein, j’étais abonné à la patinoire René Froger à Briançon que c’est là qu’ils jouent les diables rouges en hockey sur glace, et que même, y’a une ambiance de folie à chaque match et qu’on crie toute la soirée des jolies chansons style :

 

« Y’a que les gars (y’a que les gars)

De Briançon (de Briançon)

Qui ont des couilles (qui ont des couilles)

Dans l’pantalon (dans l’pantalon)

Pour le courage (pour le courage)

Et pour qu’ça bouge (et pour qu’ça bouge)

On encourage (on encourage)

Les diables rouges (les diables rouges)

Allez, allez, allez, allez, allez les diables rouges.

Allez, allez, allez, allez, allez les petits gars

Ensemble, ensemble, ensemble, ensemble

On va niquer (on va niquer)

Les Grenoblois (les Grenoblois) »

 

Mais c’est vrai qu’à Briançon, la patinoire René Froger, elle fait que 1 500 places, alors qu’au Parc des Princes, on peut entrer au moins à un million et tout. Et puis, à la patinoire René Froger, j’y allais avec Dédé, Manu, Jean Pierre, le gros Paulo, Maya et Alexandra (les jumelles du père Lucien), et puis Colin le ramoneur avec sa fiancée Nicole. Alors qu’au Parc des Princes, j’y suis allé en tant qu’animateur socio-culturel chargé de la solidarité et de la promotion de la diversité : donc, j’y suis allé avec huit enfants venus de divers quartiers et de quartiers divers du nord et de l’est de la capitale. Car « de la diversité, de la diversité, oui, mais point trop n’en faut » comme dit monsieur Ben Hakiri ; et puis « l’ouest, ça pue l’intolérance et la haine de l’autre », ce qui est ennuyeux, puisque tout le monde me dit que je suis « totalement à l’ouest ».

 

Enfin bref, me voici avec mes huit jeunes à l’entrée du plus grand stade du monde et tout. Il fallait voir leurs yeux d’enfants s’émerveiller à l’entrée dans le stade, avec tous ces flashes qui crépitent, ces immenses spots lumineux, les pompom girls et leurs chorégraphies sans anicroche, la bonne odeur de merguez et de friture… Toute une ambiance que le petit M. (8 ans), résuma d’une phrase dès notre entrée : « putain de sa mère la tortue des plages, comme je kiffe ma race. Hey, Y., on est aussi bien ici que dans la chatte à ta mère ».

 

C’était juste, c’était joliment dit, et avec ce brin d’impertinence qui sied tant aux jeunes d’aujourd’hui, souvent en détresse sociale mais qui n’en gardent pas moins un aigu sens de l’humour et une ironie qui ferait bien de faire réfléchir les adultes des beaux quartiers prompts aux jugements à l’emporte pièce. C’était tellement juste que j’ai pas compris pourquoi Y. (7 ans), il est venu mettre un grand coup de poing dans la tête à M.

 

Du coup, il a fallu que je sévisse : j’ai immédiatement demandé à Y. d’expliquer à M. les raisons profondes de son geste afin que M. puisse lui pardonner et engager avec lui un dialogue renouvelé, fondé sur la confiance, la tolérance et le respect de l’autre. C’est que, ce genre d’altercation, ça peut faire des blessures au moi le plus profond d’un enfant de cet âge ! En tout cas, même si Y. il m’a dit que les explications, je pouvais « me les carrer dans l’oignon, putain de ma race », j’ai été heureux de voir que je maîtrisais à peu près bien les instructions du manuel du bon devenu animateur socio-culturel chargé de la solidarité et de la promotion de la diversité. C’est un grand bouquin que m’a donné Monsieur Ben Hakiri et qui explique tout bien mon nouveau métier comme je dois le faire et tout. Il est divisé en 10 grands chapitres :

1 – La diversité, une chance pour la société.

2 – L’enfant, une chance pour la diversité

3 – Stop à l’intolérance !

4 – Le respect, naturellement

5 – Non à la violence.

6 – Résolution de conflits par la parole.

7 – Le moi profond : un concept progressiste.

8 – Vivre ensemble.

9 – Psychologie des perdants : l’envieux est un jaloux.

10 – Etudes de cas : 3 animateurs de Saint Ouen se racontent.

 

Même que dedans, ça explique avec force détails comment que l’enfant il se construit à travers le prisme d’une société de plus en plus tournée vers le profit immédiat, l’exercice narcissique du pouvoir et l’intolérance généralisée. Que même, il faut tout faire pour éliminer l’irrespect et que la diversité c’est l’avenir, et que c’est pour ça qu’il faut la respecter. Il est aussi question des freins au respect que constituent la tradition catholique de la France, le modèle bourgeois de la famille et le déterminisme social construit patiemment par la classe dominante depuis la préhistoire. C’est le passage qui m’a le plus frappé ! Quand l’auteur explique comment l’homme de Neanderthal qui possédait les silex et le feu exploitait l’homme de Néanderthal qui n’avait ni silex ni feu pour qu’il aille chasser le mammouth à sa place, c’était vraiment impressionnant. Et je me suis figuré une scène épique où des ouvriers de chez Renault poursuivaient le mammouth en plein Boulogne Billancourt tout ça pour que quelques patrons puissent assurer leur défense.

 

Toujours est il que le match a commencé, et que j’ai été content de voir que à Paris, dans le parc des Princes, il y a des chants jolis pour encourager les petits gars, mais pas meilleurs qu’à Briançon pour encourager les diables rouges et tout. Ce qui est le plus amusant, et ça m’a beaucoup touché, c’est que les petits gamins que j’accompagnais, ils connaissaient tous les chants par cœur ! Même qu’ils ont repris à tue tête :

« Si t’es pas parisien

Tu n’es qu’un moins que rien.

Bordeaux on les encule,

Et l’OM on les brûle.

Il faut pas nous chercher,

Il faut nous respecter,

Et si vous nous cherchez

On vient tous vous niquer »

 

Ca m’a tellement ému de voir des petits bambins entre 7 et 10 ans se passionner autant que j’ai réalisé à quel point le passage de mon manuel qui disait que le sport est l’élément fédérateur qui permet de faire découvrir aux jeune l’écoute, le respect de l’autre (y compris de l’adversaire), le fair play et le plaisir de jouer dans le but de construire une société harmonieuse. D’ailleurs, au moment même où je me faisais cette réflexion, les kops ont entamé une chanson qui résume bien l’esprit de fraternité et de respect qui règne dans le sport :

« Les Marseillais sont des tarés,

Les Bordelais des enculés,

Les Lillois sont des pékinois,

Les Toulousains des bons à rien,

Les Lyonnais sont nuls à chier,

Les Auxerrois des bites en bois,

Les Nancéiens puent le purin,

Les Stéphanois puent le putois,

Et si vous cherchez des gros flasques,

Allez donc voir les Monégasques

Il est bien vrai qu’en ligue 1,

Y ’a rien d’mieux que les parisiens,

On vous prends par tous les côtés

Et notre équipe va vous trouer ».

 

Merveilleux hymne au rapprochement des peuples ! J’en ai pleuré d’émotion. Et voir mes p’tits gars tout frêles chanter avec tant d’entrain, montrant que les jeunes en détresse sociale savant aussi faire place dans leur cœur à la culture, ça a été trop d’émotion pour moi.

 

Alors, j’ai sorti mon écharpe des diables rouges que j’avais mise autour du cou, et j’ai commencé à hurler le chant final des victoires des diables rouges de Briançon qu’on chante même si on perd (RIRES : les diables rouges ne perdent JAMAIS ! Même si ils sont parfois victimes de décisions arbitrales scandaleuses) :

« On nous prend pour des péquenots

Mais on vous a niqué bien haut

On emmerde les savoyards,

Les Isérois et les bâtards,

Vous avez pris dans votre fion,

La crosse et le palet tout rond.

Vous allez être bien jaloux

Mais il faut dire c’est bien nous

Qu’on va monter pour la finale

Chez les enculés d’la capitale. »

 

A ce moment, un mouvement de foule s’est déclenché, et j’ai senti que j’étouffais. C’est le plus dangereux dans un stade, les mouvements de foule. Heureusement, lorsque je fréquentais encore Sylvain et ses amis de la section de la ligue, ils m’avaient expliqué que les foules sont intelligentes, et qu’on peut leur faire confiance. D’ailleurs, dans un stade comme le parc des Princes, on sent bien à quel point la foule est intelligente et que l’homme gagne du potentiel lorsqu’il s’intègre dans le collectif.

 

Alors j’ai fait confiance à la foule.

 

Et j’ai eu raison.

 

Lorsque je me suis réveillé ce matin, dans le service de Réanimation du Professeur Vinerg, ils m’ont dit que j’étais la seule victime du mouvement de foule. Et que même tout le monde m’était tombé dessus en me rouant de coups. Il m’a même dit que ce sont mes petits gars qui m’ont fini à coups de pieds dans le bide. Il est vraiment nul ce docteur : dans un mouvement de foule, les gens, ils se contrôlent plus, et ils se rattrapent à ce qu’ils peuvent en agitant les membres dans tous les sens. Et comme j’étais au milieu, ben, c’est juste la faute à pas de chance. Le Professeur Vinerg, n’empêche, il est sympa parce qu’il m’a dit que je n’avais « quasiment aucun dommage cérébral ». J’ai ri et je lui expliqué que ça ne faisait rien, parce que les dommages cérébraux, j’ai l’habitude, j’en ai eu plein lorsque j’étais petit quand je m’amusais à sauter du balcon du chalet la tête en avant ! Que même le bon Docteur Chauffart, à Briançon, il disait que c’était pour ça que j’étais « propre à rien » : évidemment que c’est salissant de s’amuser à se jeter sur des cailloux. Pffff, décidément, les docteurs.

 

En sortant de l’hôpital, j’ai appris que mes petits jeunes, lorsque j’ai été évacué, ils ont pas perdu le nord : ils ont attendu la fin du match, et ils ont pris le métro pour rentrer chez eux : comme ils étaient seuls et perdus dans la capitale, les pauvres, ils ont d’abord récupéré la gamelle d’un clochard, mais comme il devait pas y avoir assez dedans pour se payer huit tickets de métro, ils ont sauté les barrières, et ils sont allés ensuite manger au mac do. C’est quand ils ont allumé un feu dans la poubelle du mac do que les policiers les ont récupérés. Mais c’était mieux comme ça, au moins, ils ont pu être raccompagné chez eux.

 

N’empêche, j’avais peur de Monsieur Ben Hakiri, il m’en veuille d’avoir abandonné les enfants à cause d’un mouvement de foule. Mais monsieur Ben Hakiri, il était pas fâché contre moi : il m’a dit qu’il était fâché contre les poulets aux ordres de l’autre nazi qui supporte pas la diversité parce que c’est un frustré d’être tout petit. Que même, mettre le feu à la poubelle d’un mac do, ça prouvait que ces enfants avaient uine conscience politique, et qu’on aurait dû les féliciter pour ça. Et que cette histoire montrait bien qu’on ne retient aucune leçon du passé. Et qu’on avait besoin de gens comme moi pour éduquer les masses à la tolérance.

 

J’ai même eu droit à une promotion direct ! Avec passage à l’échelon suivant et tout !!!

 

Même que M. Delanoë, il devrait me réécrire une autre lettre pour m’aider à surmonter mon épreuve !

 

Moi je dis : c’est chouette de faire carrière dans la diversité.

14.08.2008

Débordé

Alors, c'est trop génial, parce que j'ai commencé mon nouveau travail.

 

Mais du coup, j'ai moins de temps pour vous raconter ma vie de walpin à Paris. J'espère que mes fans de Briançon ne m'en voudront pas. On dirait pas, mais c'est du boulot, hein, d'être animateur socio culturel chargé de la solidarité et de la promotion de la diversité. D

 

Je vous promets de vous expliquer en quoi ça consiste et ma nouvelle vie et tout dès que possible.

 

Je vous embrasse tous, hein, sauf woland à qui je donne une poignée de main bien virile.

 

Moi je dis : c'est chier le taf.

05.08.2008

Réussite

Alors, c'est trop génial, parce que je vais avoir un nouveau boulot et tout ! Comme je suis trop content, vous imaginez même pas !!!!!

 

 

 

 

Attends, c’est super, parce que j’en avais un peu marre de graisser le rail du funiculaire de Montmartre. En plus, lorsque j’habitais à Briançon et que je graissais les parois des remontées mécaniques, tout le monde se moquait de moi parce que, soi disant, j’avais obtenu ce boulot parce que papa est conseiller général des Hautes Alpes. Pfff, n’importe quoi, j’avais eu mon BEP au lycée d’altitude de Briançon d’abord. Et en plus, papa, il est plus conseiller général depuis cette histoire de route qui passe à travers les champs de Monsieur Fauron en contournant ceux de papa et tout, et de ce chalet pas assez cher pour la Clarée, et de ces lettres anonymes qu’il recevait Monsieur Bayrou à son entreprise de construction de maisons de montagne et tout. Que même, il avait mis du vin dans un pot tout ça, que c’était une historie compliquée : papa, ça lui a ruiné sa carrière politique, hein. Avant, il était au conseil général à Gap et tout. Alors que maintenant, comme il devait « laisser tasser cette sale histoire », il doit aller une fois par semaine jusqu’à Marseille, au conseil régional où qu’il a été mis la dernière fois par les gens qui disent où que c’est qu’on doit être élu. Moi je dis : passer du niveau général au simple niveau régional, voilà une régression qui montre bien que papa n’y a jamais été pour rien dans ma réussite professionnelle. En plus, rien n’a jamais été prouvé.

 

 

 

 

Toujours est il que, la semaine dernière, j’ai reçu un courrier à en tête de la ville de Paris qui disait :

 

 

 

 

« Monsieur, cher collaborateur,

 

La qualité de votre travail au service des parisiennes et des parisiens a retenu toute mon attention.

 

Vous n’êtes pas sans savoir que, dans le cadre de sa politique de promotion professionnelle, la Ville de Paris propose régulièrement à ses agents de catégorie C la possibilité d’occuper des fonctions différentes afin de mieux appréhender les désirs de mobilité et de formation.

 

C’est pourquoi, suite aux nombreux rapports envoyés par votre supérieur, Monsieur Blaincourt, nous vous proposons de vous présenter le lundi 11/08/2008 à la maison des associations du 20ème arrondissement située 256, boulevard Jean Marie Tchibaou, 75020 où vous rencontrerez Monsieur Yacine BEN HAKIRI, chef de projet socio éducatif, qui vous expliquera en détail vos nouvelles missions.

 

Il est bien évident que vos nouvelles fonctions vous permettront de rester pleinement, ainsi que le stipulait votre contrat d’avenir initial, au service de la population.

 

Sachant que vous continuerez à œuvrer efficacement au service des parisiennes et des parisiens, et vous remerciant du dévouement et de l’abnégation dont vous savez faire montre, je vous prie de croire, Monsieur, cher collaborateur, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

 

 

Le Maire

 

B. DELANOE »

 

 

 

 

Comme je suis trop fier ! En plus, Monsieur Blaincourt, d’habitude, il arrête pas de me dire que je suis un « incapable de merde, pas foutu de graisser les rails comme il faut, que qui c’est qui va me débarrasser de ce connard de bouzeux tout droit sorti de sa grotte ». Et voilà qu’il fait des rapports qu’il envoie au maire de Paris pour dire que je dois avoir de la promotion et tout ! Je savais que je réussirai. C’est pour ça que je suis venu à Paris, parce qu’à Paris, on sait bien que tout devient possible. Et c’est vrai ! Ca marche !

 

 

 

 

Alors, j’ai téléphoné aux copains à Briançon, pour leur dire que j’ai eu de la promotion et que, cette fois ci, ils pourront pas m’accuser d’avoir été aidé par papa ! D’ailleurs, je lui ai téléphoné aussi et il m’a dit que même lui aussi il a eu de la promotion et qu’il est à présent conseiller municipal à Briançon depuis les dernières élections ! Je le savais même pas, hé ! Il me l’avait pas dit. Il faut dire que je suis parti juste avant les élections, alors je savais pas que la liste UMP avait fusionné avec la liste dissidente PS au second tour à Briançon. Même que du coup, à ce qu’il paraît, on va pouvoir « oublier cette histoire de chalet définitivement ». Alors, ça m’a fait super plaisir pour lui, et puis lui aussi il était content pour moi parce qu’il m’a dit « ben, c’est super, tu vas rester pour toujours à Paris, hein ? S’il te plaît, dis moi que tu ne reviens pas».

 

 

 

 

« Ben non, je reviens pas papa. Et même que ça me fait plaisir de voir à quel point tu es fier de moi, que moi, je suis en train de réussir ma vie à Paris et tout. C’est aussi pour toi que je le fais tu sais : je sais qu’à travers moi, tu te venges de la vie parisienne que tu as été obligé de quitter lorsque Monsieur Chirac il a dissous ton poste de député en 1997 et tout. Alors, non, ne t’en fais pas, je reste à Paris. Et même si je dois un jour ne manger plus que mes excréments, je resterai ici pour que tu sois toujours fier de moi. »

 

 

 

 

« Oui, oui, c’est ça, ben, tu verras, les excréments, on s’y fait. L’important, c’est que tu reviennes pas ici hein. Bon allez, je te laisse, j’ai l’inauguration des nouvelles pistes de ski de fond qui passent par le Villard, je vais devoir serrer la main à ces enculés de rouges. Allez, porte toi bien, et ne reviens pas surtout, hein »

 

 

 

 

Ca m’a ému, vous pouvez pas savoir, de voir que mon père a l’impression de réussir sa vie à travers moi. Alors, même si les copains de Briançon, ils ont dit que je devais avoir « graissé pas que des rails pour faire ce boulot », et que j’avais du aussi « sacrément astiqué pour se faire écrire par l’autre tante », moi, je sais que mon devoir, pour mon père, pour ma vie et pour les parisiennes et les parisiens, c’est d’aller voir Monsieur Ben Hakiri. Et je donnerai le meilleur de moi même pour que tous les hauts alpins soient fiers de moi. Et que j’aurais peut être, allez savoir, ma banderole avec marqué « Bravo wilo » à l’entrée de Briançon (je vois pas pourquoi il n’y aurait que MONSIEUR Luc Alphand qui y aurait droit).

 

 

 

 

Je vous laisse, mon téléphone vient de sonner, que c’est un notaire qui veut me parler de mon grand père et de mon père, d’histoire de testament perdu et d’héritage capté. Que même, il ne faut surtout pas que j’aille à Briançon avant un certain délai. J’ai pas tout compris, mais il va mieux m’expliquer là. Je vous raconterai mieux mon nouveau travail dès que j’aurais commencé.

 

 

 

 

Moi je dis : ça doit être trop chouette d’avoir une banderole à son nom à l’entrée de Briançon.

22.07.2008

Vamos à la playa

Alors, hier, c'était trop génial, parce que je suis été à la plage et tout.

 

 

 

 

Et j’entends d'ici mes potes de Briançon qui disent « mais c'est pas possible, y'a même pas la mer à Paris ! ». Ben, c'est toute la différence entre une ville gérée par un homme politique de stature internationale et une cité, jolie certes, et accessoirement classée au patrimoine mondial de l’humanité, mais dirigée par un cuistre bouzeux qui ne sait pas faire la différence entre sa droite et sa gauche.

 

 

 

 

La classe qui est trop la classe, c’est que quand on est un homme politique de stature internationale, ben, on peut créer des plages alors qu’il y a même pas la mer ! C’est dire à quel point cet homme politique de stature internationale sait s’affranchir des vississitudes vicicitudes viscicitudes lois de la nature ! Même Georges W. Bush n’a pas réussi à détourner le gulf stream !

 

 

 

 

Alors, du coup, c’est trop la classe à Paris, parce qu’on peut aller à la plage. C’est un peu comme quand j’habitais encore Briançon et qu’on partait sur la côte, à Savines.

 

 

 

 

Alors, comme je pouvais aller à la plage, ben, j’ai enfilé mes tongs, un slip de bain pas trop serré, un joli débardeur avec écrit en lettres jaunes « Briançon, c’est top soleil ». J’ai pris une serviette et un slip de rechange, un peu de crème solaire pour quand je marche sur le glacier et j’ai pris le métro pour aller à la plage de Paris et tout.

 

 

 

 

Alors déjà, il faut que je vous dise que si vous voulez aller à la plage à Paris, ben, vous avez pas intérêt à porter juste votre slip de bain et votre débardeur dans le métro, parce que là, y’a des gens totalement intolérants qui menacent d’appeler la police, qui vous traitent d’outrage et tout. Bon, c’est vrai que j’aurais pu trouver un meilleur endroit pour ranger mon téléphone portable. Et si il avait pas été en mode vibreur, ça serait passé inaperçu. Mais Paris, c’est la ville de la tolérance hein ? C’est ce que j’aime d’ailleurs, par rapport à Briançon : à Briançon, quand un parisien laisse ses déchets de son pique nique de midi au bord de la Clarée, ben, y’a toujours un bouzeux intolérant qui vient l’engueuler et le menacer de son fusil. Alors qu’ici, à Paris, quand un bouzeux jette son sandwich pas fini de chez Paul dans un caniveau, les gens tolérants ne lui disent rien. C’est bien la preuve que lorsque l’exemple vient d’en haut grâce à des hommes politiques de stature internationale, les gens sont plus tolérants.

 

 

 

 

Toujours est il que, alors que je devais prendre ma correspondance à Châtelet, les gens m’ont dit de descendre du métro alors qu’on atteignait à peine la station Saint Paul, et même j’ai reçu quelques coups de pied pour que ça aille plus vite. Alors, je me suis retrouvé avec ma tenue de plage dans la rue, dans le quartier Saint Paul et tout. Alors, ce qui a été bien, c’est que dès que je me suis retrouvé à l’extérieur, tous les gens que j’ai croisé ont été super gentils ! Et en plus, beaucoup ont du voir que j’avais un téléphone portable, parce que y’a plein de gens, ils regardaient l’endroit où je l’avais rangé, et là, ils me souriaient super gentiment ! J’ai récupéré au moins une douzaine de numéros de téléphone dis donc ! Comme quoi, il suffit parfois juste de sortir du métro et se promener à la surface pour avoir un peu d’humanité et de chaleur. Moi je dis : les parisiens, ils sont plus gentils en surface qu’en profondeur.

 

 

 

 

Bref, après ce petit crochet, je suis enfin arrivé à la plage de Paris et tout. Et là ! Oulalalalalalalala, le monde qu’il y avait ! Incroyable. On se serait cru à Six fours les plages le 15 août ! Même que le 15 août à Six fours les plages, on croise plus de Briançonnais que de Marseillais. Mais faut dire qu’à Briançon le 15 août, y’a plus de Marseillais que de walpins. C’est ce qu’on appelle l’échange de bons procédés : vous venez polluer nos montagnes ; on vient pisser sur vos plages. En tout cas, ça doit être un peu pareil à Paris, parce que la plage, elle sentait quand même un peu la pisse. Mais c’était pas pire qu’à Bandol où que c’est que je passais mes vacances avant, quand j’habitais encore le 05.

 

 

 

 

Alors, j’ai cherché un coin sympa pour ma serviette et j’ai finalement trouvé un espace entre un couple de jeunes très sympas et un terrain de volley.

 

 

 

 

Aussitôt installé, j’ai bien étendu ma serviette pour pouvoir m’allonger et j’ai sorti mon téléphone portable que j’avais mis d’un côté et le dernier Dantec que j’avais mis de l’autre. La nana d’à côté, elle m’a regardé bizarre lorsque j’ai sorti le bouquin : elle devait pas aimer Dantec si ça se trouve. En tout cas, elle, elle était super belle avec son bikini rose et vert. Et son copain, ben, son caleçon de plage kaki style treillis, ça rendait vachement bien avec tous ses tatouages. En plus, avec la chaleur ambiante (on frôlait les 20°C !!), on sentait bien qu’il s’en aurait fallu de peu pour qu’ils enlèvent tout.

 

 

 

 

En tout cas, comme je sortais aussi mon sandwich de chez Paul, la nana, elle a dit qu’elle « pouvait pas en supporter davantage » et qu’il fallait qu’elle « s’éloigne un peu de ce porc ». Alors, le mec, il m’a lancé un regard et il a aquiécé acquiéssé aquiéssé dit oui. Et ils sont allés jouer au volley sur le terrain d’à côté.

 

 

 

 

Alors je vous dis pas comme je me suis moqué des joueurs de volley ! Parce que, à un moment, y’a le ballon qui est tombé dans la mer. Et ils ont tous râlé parce que le ballon il était perdu et tout. Alors, comme j’ai rigolé ! Vous imaginez ça vous ? Ils viennent à la mer et ils savent même pas nager ! Ou alors, ils avaient peur que l’eau soit trop froide ! Barf, vous pensez, moi, j’ai appris à nager dans le lac du l’Eychauda, alors, la mer de Paris, ça me fait pas peur. Alors, pour leur rendre service, et un peu aussi pour les impressionner, ben, ni une ni deux, j’ai pris mon élan et j’ai piqué une tête pour aller chercher leur ballon. La tête qu’ils faisaient sur la berge ! J’ai fait quatre ou cinq mouvements, fait un long sous l’eau, et hop, j’étais juste sous le ballon. Je leur ai lancé, et ils étaient trop contents. Même qu’ils disaient qu’ils avaient jamais vu « un truc de ouf pareil ». Y’en a même qui m’ont photographié avec leur téléphone et tout. Attends, quand les potes de Briançon vont me voir sur youtube et tout !!!! Ca va être trop la classe.

 

 

 

 

Par contre, ce qui a pas été la classe, c’est que, en sortant de l’eau, ben, toutes mes affaires avaient disparu… Des méchants m’avaient tout pris : ma serviette, mon téléphone portable, mon débardeur « Briançon, c’est top soleil »… Il restait plus que mon bouquin de Dantec et mon slip de rechange…

 

 

 

 

Ca m’a fait trop de la peine.

 

 

 

 

Parce que ça veut dire qu’il y a des gens, même lorsqu’ils ont un exemple qui vient d’en haut avec un homme politique de stature internationale, ben, ils sont quand même irrespectueux et intolérants.

 

 

 

 

Alors, comme j’étais tout penaud avec mon slip de rechange à la main, et mon Dantec sous le bras, ben, y’a un grand type bronzé qui m’a dit que j’avais plus qu’à partir avec mon slip sur la tête…

 

 

 

 

Alors, comme je maîtrise mal les coutumes parisiennes, je me suis exécuté, et je me suis servi du bouquin de Dantec pour préserver mon intimité…

 

 

 

 

Alors, c’est la police qui m’a ramené.

 

 

 

 

C’est quand même dingue Paris, c’est la merde. C’est à moi qu’on vole toutes les affaires sur la plage, et c’est moi qui finit en garde à vue… Heureusement que j’ai pu sortir ce matin, parce que je dois aller chez le médecin : j’ai le corps qui me gratte de partout partout partout.

 

 

 

 

Si ça se trouve, le sandwich de chez Paul, il était avarié. Encore fait, sans doute, avec des produits pas naturels.

 

 

 

Moi je dis : la plage à Paris, c'est naturel.

17.07.2008

Invitation

Alors, c'est trop génial, parce qu'il y a Camille qui m'a invité à un jeu pour que je dise ce que je lis dans les Hautes Alpes et tout. Et comme il faut inviter d’autres blogueurs à jouer, ben, je demande à Clémentine Autain, à Jean Luc Mélenchon et à Olivier Besancenot de bien vouloir continuer la chaîne.

 

 

 

Alors, moi je dis : voici mes réponses :

 

 

 

1) Quel(s) souvenir(s) avez vous de votre apprentissage de la lecture

 

C’était une petite salle de classe où la gentille maîtresse avait enfermé toutes les lettres dans des cages à oiseaux. Elle ouvrait une case par jour et on apprenait à en dire le son, et à la mimer d’un geste ; enfin, on l’associait aux autres lettres qui avaient déjà été libérées les jours précédents. Et même qu’un jour, j’avais tellement bien lu dans notre grand livre pendant la séance de lecture que j’avais eu un bon point bleu ! (celui qui valait 5 rouges) et que je suis le seul de toute la classe à avoir eu un point bleu en lecture.

 

C’est aussi, l’année suivante, la panne sèche devant le tableau noir : j’ai eu beau faire, je n’ai pas réussi à lire ce que la maîtresse avait écrit au tableau. J’en ai chialé dis donc. Heureusement que maman a trouvé la solution. Depuis, je porte des lunettes.

 

 

 

 

2) Vos lectures préférées lorsque vous étiez enfant

 

Tout Fantomette (oui, je sais, c’est pour les filles… je vous emmerde profond si vous saviez), par contre, j’ai toujours détesté la bibliothèque verte, le club des 5 en particulier me gonflait profondément. J’ai eu ma période oui-oui aussi. Astrapi traînait souvent dans la maison à cause de ma sœur qui était fan de Tom Tom et Lulu. A l’âge de 9 ans, j’ai découvert Jules Verne. « Voyage au centre de la terre » a été mon premier émoi littéraire, et m’a donné envie d’ouvrir l’encyclopédie familiale. Il y avait aussi un vieil almanach des postes qui était à ma grand mère : sa lecture assidue à l’époque me permet de connaître aujourd’hui tous les départements avec préfectures et sous préfectures.

 

 

 

 

3) Aimez vous la lecture à haute voix ?

 

Je n’aime pas lire à haute voix, sauf si je ne comprends rien à un passage, genre lorsque je lis du Marc Lévy par exemple. La dernière fois, ça devait être en lisant « American black box ».

 

 

 

 

4) Votre conte préféré

 

« Le canard et la panthère » issu des contes du chat perché de Marcel Aymé.

 

 

 

 

5) La meilleure adaptation d’un roman ou d’une pièce de théâtre

 

Tout Pagnol : la trilogie adaptée à l’écran par Korda (sous la direction du maître) reste parmi les chefs d’œuvre du cinéma.

 

J’ai adoré, c’est mon côté beauf bling bling qui aime exhiber son 4x4 sur les routes de montagne, « The hunt of red october » de John Mac Tiernan alors que le roman de Clancy était plutôt bof bof (surtout en VF). En plus, Alec Baldwin est très crédible en Jack Kyan, alors que Harrisson Ford (qui l’incarnera dans « danger immédiat » et « jeux de guerre ») fait pitié dans ce rôle. Et oui, j’aime lire Clancy.

 

 

 

 

6) Apprenez vous par cœur certains poèmes, répliques de théâtre, passages de roman ?

 

Le seul poème que je connais pas cœur est « le lac » de Lamartine, que j’avais appris en 2nde pour impressionner une fille…

 

Je peux également réciter d’une traite l’intégralité de « la guerre de Troie n’aura pas lieu » de Giraudoux, tous rôles confondus. Les raisons en sont assez honteuses et n’ont donc pas besoin d’être mentionnées ici.

 

 

 

 

7) Avez vous des livres et/ou des magazines dans vos toilettes ?

 

J’ai quelques numéros de « PSG magazine », ça soulage. Quelques exemplaires de "politis", ça aide. Un vieux numéro du "monde diplomatique" pour des raisons plus utilitaristes.

 

 

 

8) Avez vous plusieurs lectures en chantier ? Combien ? Lesquelles ?

 

Il va bien falloir que je finisse « American black box » quand même. Sinon, je n’ai toujours pas fini non plus la lecture intégrale du livret d’accueil du patient du Centre Hospitalier des Escartons. Ce matin, j’ai acheté le France Football de la semaine. Il n’étonnera personne que je lise « Valeurs actuelles » hebdomadairement. Sinon, pour les vacances, je crois que je vais investir dans l’autobiographie de Brian Austin Green.

 

 

 

 

9) Le poète que vous ne cesserez jamais de relire/de vous réciter ?

 

Moi.

 

J’ai livré deux sonnets réunis en une anthologie intitulée « Saisons de pingouins » (DEUX sonnets parce qu’il y a DEUX saisons chez les pingouins, bande d’incultes) dont la lecture m’émeut passionnément.

 

Sinon, la lecture de la poésie m’ennuie (Camille, Hérédia, il CRAINT).

 

 

 

 

10) Le livre que vous avez lu le plus rapidement ? Le plus lentement ?

 

Le plus rapidement : « mémoires d’un amnésique ».

 

Le plus lentement : « Américan black box » donc, parce que je comprends que dalle à ce fatras pseudo apocalyptique de l’autre illuminé. Si quelqu’un possède le décodeur d’auteurs gravement sous acide, qu’il me fasse signe.

 

 

 

 

11) Préférez vous les éditions de poche aux originales ? Pourquoi ?

 

Les éditions de poche sont plus pratiques, moins chères et ne souffrent pas d’être perdues, prêtées, détériorées. Je n’ai jamais eu ce rapport « respectueux » aux livres qu’ont certaines personnes et que promeuvent certains professeurs.

 

 

 

 

12) Le(s) livre(s) que vous ne rangez jamais dans votre bibliothèque et qui traîne(nt) toujours ?

 

« Les particules élémentaires » parce que le bouquin cale ma table basse.

 

 

 

 

13) Quel est votre rapport physique à la lecture ? Debout ? Assis ? Couché ?

 

J’ai une tendance naturelle à me coucher lorsque je lis. Si je suis sur une chaise ou un fauteuil, je m’affale assez rapidement.

 

 

 

 

14) Vos lectures sont-elles commentées crayon en main ?

 

Ca ne m’arrive plus depuis de collège. Par contre, j’utilise des marques pages adhésifs pour revenir sur certains passages.

 

 

 

 

15) Offrez-vous des livres ?

 

Actuellement, j’achète, petit à petit, tous les épisodes de Dragon ball pour mon petit neveu. Je lui en offre 2 ou 3 à chaque fois que je le vois. Mais j’ai du arrêter. Il s’amusait à faire Kaméaméa sur les petits de CP dans la cour de récré…

 

 

 

 

16) La plus belle dédicace, que ce soit de l'auteur ou de la personne qui vous l'offrit ?

 

« Merci wilo d’être fana de moi » L. Alphand sur « A toute vitesse ».

 

 

 

 

17) Quel est votre rapport sensuel au livre ? (Odeur, texture, etc.)

Y’avait un passage comme ça dans un pastiche intitulé « les testicules alimentaires » sur la comparaison entre les qualités excitatoires des pages saumon du figaro et du nouvel obs. C’était à mourir de rire.

 

 

 

 

18) Quels sont les auteurs dont vous avez lu les oeuvres intégrales ?

 

Gastion Berger… P***** de thèse

 

Ah si, Houellebecq tiens.

 

Mac Liam Wilson…

 

Et évidemment, les trois gloires de mon ancien lycée : Edmond Rostand, Marcel Pagnol, Albert Cohen.

 

 

 

 

19) Un livre qui vous a particulièrement fait rire

 

L’intégrale de Victor Hugo. Je ne comprendrai jamais pourquoi ce type est au panthéon des auteurs incontournables.

 

 20) Un livre qui vous a particulièrement ému ? 

 

« Eureka street » de R. Mac Liam Wilson. Vieux souvenir d’Ulster.

 

 

 

 

21) Le Livre qui vous a terrifié ?

 

« A toute vitesse » op. cit.

 

 

 

 

22) Le livre qui vous a fait pleurer ?

 

« Eureka street » également.

 

 

 

 

23) L'avertissement / l'introduction qui vous a le plus marqué ?

 

Un thèseux de mes collègues, à l’époque où je me prenais pour un intellectuel, avait inscrit en première page, bien en gras italique et tout :

 

« A Karine

 

A la mémoire de mes grands parents ».

 

Je ne sais pas qui peut imaginer dédicace plus ridicule et incongrue.

 

 

 

 

24) Le titre le plus marquant, original, décalé, astucieux ?

 

« Harry Tripotter et la baguette magique » 2006. Pastiche.

 

 

 

 

25) Décrivez votre bibliothèque.

 

Tout est dans un carton… J’ai honte, mais honte…

 

 

 

 

26) Les livres dont vous vous êtes finalement débarrassé ?

 

Ces p***** de « classiques » de la « littérature » française dont on nous gave adolescent.

 

 

 

 

27) L'endroit le plus insolite où vous lisez ?

 

Au sommet du pic des Estaris.

 

 

 

 

28) Il ne vous reste que trois jours à vivre : que souhaitez-vous lire ou relire ?

 

Rien du tout ! Il ne me reste que 3 jours à vivre, j’utilise mon temps à autre chose.

 

 

 

 

29) Votre livre d'art préféré ?

 

 Celui de Frédéric.

 

 

 

 

30) La bibliothèque idéale ?

 

Celle de Camille donc.

 

 

 

 

31) L'incipit qui vous a le plus marquée ?

 

« Un spectre hante l'Europe : le spectre du communisme. » K. Marx et F. Engels « Le manifeste du parti communiste » 1848.

 

 

 

 

32 ) La clausule qui vous a le plus marqué ?

 

Celle-ci.

Moi je dis ; j'ai gagné.

01.07.2008

Bon anniversaire

En l'honneur de Woland dont c'est l'anniversaire...

Et comme les copies walpines sont toujours meilleures que les originaux...

 

Si tu mets ton courage chaque jour reconduit

A préférer la neige plutôt que la pluie.

Si tu comptes tes pas chaque fois que tu cours

Alors que le doux givre envahit tes doigts gourds.

 Si tu penses vraiment qu’escalader en vain

Est un acte de foi comme aimer ton prochain.

Si quand les névés drus te barrent le chemin,

Tu passes dessus eux te moquant du ravin.

Si les rochers immenses dont on voit les aplombs

Ne t’empêchent pas de construire ta maison.

Si une fois pour toutes tu as jeté tes palmes

 Et acheté des skis fartés comme au napalm.

Si la casse du bœuf n’évoque que pour toi

Un doux amusement sans un signe de croix.

Si loin de tes sentiers sans carte ni sans eau,

Tu reviens par chez toi sans héler l’hélico.

Si tu n'avales jamais ni huître ni mérou

mais que tu leur préfères une saucisse au chou.

Si sur les routes droites tu t’ennuies à mourir

Et que tu leur préfères tous les cols à gravir.

Et si tu en rigoles, lorsque tu la descends

De la déclivité de la piste Luc Alphand.

Qu’être hors des jours où on permet ta marotte,

 Ne t’empêche jamais de tirer les marmottes,

 Que l’abîme des rimayes ou le froid des glaciers,

Ne provoquent en toi que douceur, légèreté.

Si ton QI c’est douze et que tu en es fier.

Comme un con d’hockeyeur qui va croiser le fer.

Si Grenoble est honnie autant que la Savoie

Qu’on est bien que ici, et qu'ici c’est chez toi.    

 

Tu seras un walpin mon fils.   Moi je dis : enfoncé (bis) Rudyard  

 

10.06.2008

Avis de concours

Alors, j'ai eu une super idée (ça m'arrive de plus en plus depuis que je suis à Paris).



On va faire un super jeu tous ensemble, pour vivre un moment super sympa festif et solidaire. Alors, voilà le règlement que j'ai pensé pour mon super jeu de mon blog et tout :



Règlement du grand jeu concours du blog du walpin à Paris


Article 1
PRINCIPES GENERAUX

Un grand jeu concours est organisé par le maître de ce blog, autrement connu sous le nom de wilori, ou wilo pour qui le veut bien, et désigné ci-après sous le vocable du « walpin à Paris », ou plus simplement, le « walpin ». Le grand jeu concours du blog du walpin à Paris a pour principes :
· L’échange festif
· La citoyenneté
· La solidarité
· La non discrimination
· La tolérance
· Le pastis



Article 2
PARTICIPANTS
Sont autorisées à participer au grand jeu concours toutes les personnes ouvrant les pages de ce blog (super bien écrit soi dit en passant), y compris les habitants de Haute Savoie. Néanmoins, les résidents Isérois sont tenus de demander une autorisation préalable au walpin. La demande d’autorisation préalable se fait par mail à l’adresse suivante jemmerdelesgrenoblois@dept-05.fr. Réponse sera effectuée sous 418 jours francs en cas de demande.



Article 3
JEU

A intervalles réguliers, la photo d’un lieu sera mise en ligne sur un article de ce blog. Le principe du jeu concours sera, pour les participants, de reconnaître ce lieu en l’indiquant dans les commentaires de l’article.
Un nombre de points, unilatéralement fixé par le walpin, sera mis en jeu pour chaque photo et indiqué en en tête de l’article.
La personne ayant déposé sur l’article le premier commentaire comportant la bonne réponse sera déclaré vainqueur et se verra attribué, sauf décision unilatérale du walpin, la totalité des points mis en jeu. Toutefois, en cas de réponse(s) partielle(s), un partage de points, équitable ou non, pourra être décidé. L’horloge hautetfort fera foi pour les éventuels litiges concernant la mise en ligne des commentaires.
Dans tous les cas, la décision d’attribution des points appartient au walpin seul, et ne saurait être contestée à peine d’exclusion du grand jeu concours.


Article 4
CLASSEMENT

Un classement évolutif sera établi et tenu à jour par le walpin. Il sera consultable, mais non contestable.



Article 5
PSEUDONYMES

Les personnes participant à ce jeu sont priées d’utiliser le même pseudonyme pour chaque réponse, et de choisir des pseudonymes non infamants, sans aucun caractère raciste et/ou homophobe et respectant la dignité de l’être humain.
Le pseudo Al1 2lon est, quoi qu’il arrive, proscrit de ce concours.



Article 6
SA RACE MAUDITE

Suite à saisine de la HALDE, la seconde partie de l’article 5 est annulé. En revanche, les plus sincères félicitations sont adressées au walpin pour la première partie.



Article 7
VAINQUEUR

La première personne totalisant 50 points sera déclarée vainqueur du grand jeu concours du blog du walpin.



Article 8
LOTS
Le vainqueur se verra remettre un prix dont la teneur est gardée secrète et sera révélée au moment que le walpin jugera opportun.



Article 9
CAS D’EXCLUSION
Tout propos ouvertement stupide, attentatoire à la dignité humaine et/ou discriminatoire entraînera l’exclusion immédiate du joueur, le retrait de tous ses points et leur ré-attribution à un joueur victime de discrimination dans la vie de tous les jours.



Article 10
CAS PARTICULIER

En cas de ré-attribution de points, le caractère discriminatoire d’événement subis par un ou plusieurs joueurs sera évalué par le walpin, et reconnu à sa seule discrétion.



Article 11
CARACTERE DICTATORIAL DU JEU
Le walpin se réserve le droit d’exclure du jeu toute personne dont les propos remettraient en cause le bien fondé de ce règlement.

 

Moi je dis : on va super bien s'amuser à mon grand jeu concours que j'organise.

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