22.05.2008
Voyages voyages
Aujourd’hui, je vais vous parler d’un truc super fun qu’il y a à Paris.
Ce qu’il y a de super fun à Paris, c’est les trains qui permettent d’aller partout dans Paris, et dans toute la banlieue, même dans la banlieue rouge et tout.
Alors, y’a trois sortes de trains à Paris :
- Le « mais trop » : c’est un train qui roule partout dans Paris, et qui s’appelle comme ça parce qu’on n’est jamais assez nombreux, mais trop.
- Le « erre erre » : c’est un train qui va en banlieue, et qui s’appelle « erre erre », parce qu’on se perd toujours dans les couloirs pour aller sur le quai du train.
- Le train de banlieue : c’est un super erre erre mais on se paume pas dans les couloirs, en fait, c’est quand on arrive au terminus qu’on est paumé.
Alors, j’ai pris le mais trop. Et c’est vrai qu’on est toujours trop dedans. On peut même pas regarder par la vitre pour voir le paysage de Paris et tout. Une fois, j’ai essayé, mais y’avait un gros devant la baie. Alors, je lui ai demandé si il pouvait se pousser, parce que je voulais voir le paysage dehors, et prendre une photo avec mon nouveau téléphone portable. Il était pas content. Il a pas voulu se pousser. Ca m’a pas fait plaisir. D’autant que si il voulait être sur la photo, ben, il suffisait de demander, hein, c’était pas la peine de faire la tête.
Alors, ce qu’il y a de bien dans le mais trop, c’est qu’il y a toujours quelqu’un qui vient pour présenter de la culture et tout. Un coup, y’en avait un, il était trop fort. Il chantait « guantanamera » en roumain ! Faut le faire, hein ! En plus, la musique elle sortait d'une petite charette comme elle avait ma grand mère pour faire ses courses à Unico. Mais là, vous le croirez pas, ben, la charette, elle jouait de la musique. Y'a qu'à Paris qu'on voit ça. Il a du voir qu’il m’impressionnait, parce qu’à la fin, il est venu pour me serrer la main. Moi, j’étais super fier, vous pensez, alors comment que je la lui ai serrée sa main !!! Pensez, serrer la main d’un vrai artiste parisien et tout. Curieusement, il a pas eu l’air de trop bien le prendre. C’est comme ça les artistes, ça a le caractère un peu changeant. Un moment ils veulent te serrer la main, le moment d’après, ils te menacent de te « cassech la figourach ». Ca m’a fait drôle en tout cas. Même que je me suis pas lavé la main depuis pour garder le bien précieux de cet échange extraordinaire. Tiens, j’y pense, si un de mes lecteurs a une solution contre l’herpès galopant, qu’il me fasse signe, ça gratte un max ce truc.
Alors, après, j’ai changé de mais trop, et j’ai pris la ligne 12 (parce que les mais trop, ils ont des numéros, mais quel que soit le numéro, on y est toujours trop). Y’avait un type marrant assis sur un starpontain strarappontin siège qui arrêtait pas d’écrire, et écrire, et écrire. Je suis allé m’asseoir à côté de lui, il m’a expliqué qu’il préparait une thèse de sociologie sur la population parisienne, et qu’il passait ses journées dans le mais trop n°12 parce qu’il en était à sa douzième année d’étude. Ca m’a vachement impressionné. Pensez, moi, j’ai juste un BEP en graissage de téléski ; et même si je l’ai eu avec mention assez bien, ben, ça en impose un type qui fait douze ans d’études. Je lui ai demandé si ça coûtait pas trop cher de faire douze ans d’études, parce que les livres, c’est super cher, attends, la biographie de Luc Alphand que j’avais acheté chez Joupi, rue centrale à Briançon, ben, elle coûtait 14 €. Mais je comprends qu’il faille faire parfois des sacrifices pour devenir cultivé. Enfin, en tout cas, lui, il m’a dit qu’il avait toujours été « boursier ». J’ai compris qu’il devait écouter Jean Pierre Gaillard tous les jours et qu’il était super fort à la bourse, et que du coup, il gagnait plein d’argent grâce à la bourse et tout. Il m’a dit qu’en plus, que quand on joue à la bourse en allant à la fac, ben, ça permettait de faire plein de choses : aller au cinéma pour pas cher, prendre le mais trop sans payer, et même se faire faire une opération du genou après une chute en ski. Alors du coup, qu’il me dit en riant, « je vais le plus loin possible et je prends mon temps ». Il a bien raison. On doit toujours prendre son temps pour aller loin, parce que sinon, après, on risque d’avoir le mal des montagnes.
Et puis, il m’a parlé de l’avenir et de ce qu’il voulait faire dans la vie : surtout voyager qu’il m’a dit, et puis « aller à la rencontre des autres cultures ». Pour ça, je lui ai dit que je pouvais l’aider, parce que mon copain Sylvain, que j’ai rencontré à la sortie d’un lycée, ben, il distribue des prospectus sur la culture du grand capital. Mais il m’a dit qu’il connaissait déjà. Alors, j’ai été triste, parce que j’aurais bien aimé l’aider un peu. Après, il m’a dit que quand il rentrerait dans « ce pays de merde », y’a un copain qui pourrait l’aider pour avoir de l’argent, un yougoslave d’après ce que j’ai compris, un certain Rémi Assedic, et qu’en tout cas, il ne se faisait pas de souci pour ça.
Je l’ai quitté à la station d’après, parce que je devais repérer le erre erre qui passait pas là, pour venir depuis la banlieue rouge et tout. Donc le erre erre, c’est le deuxième train de Paris, alors que le train à Briançon, c’était le « taire », parce qu’y avait toujours un type avec un djembe dedans, et un gros qui lui criait de se taire.
Je vais devoir le prendre aujourd’hui, parce que mon copain Sylvain, il m’a invité à la manif qu’il y a à Paris ! J’espère que je serai pas en retard, et je vous en parle demain.
Moi, je dis : c’est super excitant d’aller à la manif en erre erre.
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21.05.2008
Allez les rouges et blancs
Vous allez pas me croire, mais hier, j'ai fait une super balade derrière le périph, au nord est de Paris !
Bon, évidemment, lorsque je dis "super balade", c'est pas comme quand on allait faire une "super balade" au col des Grangettes par l’Eychauda, mais c'est presque pareil, il suffit d'avoir un peu d'imagination : un trottoir à la place du sentier, des touristes à la place des touristes, des enfants qui tendent la main à la place d'une marmotte qui tend la patte, et y'a même des crottes de chamois par terre !
Alors c'est rigolo, c'est derrière le périph, donc les gens ils ont pas antenne 2 et tout. Alors, au lieu de regarder la télé chez eux, ben, ils vont la regarder au bistrot, parce que dans tous les bistros, y’a une télé qui permet de regarder antenne 2 quand on l’a pas chez soi. Dans tous les bistrots, le seul programme qui passe c’est les chiffres et les chiffres. Non ! pas les « chiffres et les lettres », sur la télé du bistrot que j’ai vu, moi, y’avait que des chiffres, et encore des chiffres après les chiffres. N’empêche, ça devait être super intéressant, parce qu’ils regardaient tous avec intérêt, et même que parfois, quand un chiffre apparaissait, y’en avait un ou deux qui levaient les bras au ciel comme quand les diables rouges ils marquent un but à la patinoire René Froger.
Mon nouveau copain que je me suis fait à la sortie du lycée à Paris, il m'a dit que c'était la banlieue rouge. Il a du se tromper, c’est tout gris. Ou alors, c’est celui qui a donné le nom des banlieues qui s’est trompé.
C’est peut être le même que celui qui donne le nom des rues et des bâtiments de l’Etat de droit. Parce que dans la banlieue rouge, y’a que des noms de gens que je connaissais pas qui ont des noms de places, d’avenues ou de sanisettes. Dans la banlieue rouge, y’a une place Lénine, un pont Nelson Mandela, un lycée Youri Gagarine (j’ai essayé de dire « Youri Gagarine » très vite et avec du coca dans la bouche, c’était trop rigolo), une avenue Jean Marie Tchibaou, une rue Beria… C’est marrant, à Briançon, y’avait que des noms de montagnes, ou de villes, ou des gens du coin qui avaient vécu il y a des siècles et des siècles, pendant la guerre contre les lazzis. Mon copain il m’a dit que c’était important de donner à des avenues le nom de gens qui sont des amis du peuple. Je lui ai répondu que j’aurais préféré des gens qui soient amis de mon peuple. Ca me paraissait tout bête, hein. Ben figurez vous qu’il l’a super mal pris, et qu’il s’est mis à me dire que je devais quitter la banlieue rouge, parce que dans la banlieue rouge, on sait ce que ça veut dire que la tolérance, et que les gens de la banlieue rouge, ils savent bien à qui ils doivent d’être heureux dans la vie, et libérés des chaînes de la servitude capitaliste, et que dans la banlieue rouge, y’avait que des gens accueillants et plein d’entrain lorsqu’ils rencontrent quelqu’un de différent. Effectivement, il me semblait bien que j’avais croisé une proportion de trisomiques plus importante qu’à Briançon.
Alors du coup, je suis allé à la mairie d’une banlieue rouge pour me renseigner. La petite nana a l’accueil, elle a pas compris de quoi je lui causais. C’est peut être mon accent de la montagne qu’elle comprenait pas. C’est toujours comme ça avec les gens de la plaine. Alors, du coup, elle a appelé l’adjoint au maire qui tenait sa « permanence » en haut. Au début, j’ai cru qu’il faisait aussi coiffeur. Je me suis fait moqué, il faut que je fasse attention à ce que je dis. Et ben, figurez vous que l’adjoint au maire, ben, il m’a reçu comme si j’étais pas un Briançonnais qui venait d’arriver à Paris et tout. Super sympa, pour un peu, je me serais pris pour un ministre. Il était beau en plus, avec une grande barbe noire assortie à ses cheveux. Il m’a tout expliqué pour le nom des rues et tout. Et en fait, mon copain avait raison, tous les gens des rues, c’est des amis du peuple en fait. Par contre, il m’a embrouillé avec le Gagarine là, qu’il allait dans l’espace et tout, il a sans doute voulu faire une méttafore maitafor mets ta phore image, je sais pas comment un type aurait bien pu faire pour aller dans l’espace tout seul.
Bon, ensuite, il m’a demandé dans quel quartier de la ville j’habitais pour pouvoir m’envoyer de la documentation citoyenne et tout. Je lui ai répondu que j’habitais pas dans sa ville parce que je connaissais pas la banlieue rouge avant d’arriver. C’est dommage, à ce moment là, il s’est souvenu qu’il avait un rendez vous urgent. N’empêche, je trouve que mon copain de la culture avait raison : on est super bien accueilli en banlieue rouge.
Moi je dis : le rouge est ouvert.
12:12 Publié dans La différence est une richesse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.05.2008
Money and fame
Ce qu'il y a de bien à Paris, c'est qu'on rencontre plein de stars.
C'est vrai, hein, à chaque coin de rue, on peut croiser quelqu'un de super célèbre. Alors qu'à Briançon, à chaque entrée de bistrot, on croise Luc Alphand.
Depuis que j'ai débarqué, j'ai déja vu Francis Perrin à la sortie d'un théâtre, Maureen Dor dans Saint Germain, Joël Cantona à la gare de Lyon, et Laurent Romejko près du parc Monceau. La classe non ? Ce qu'il y a de bien, c'est qu'à Paris, on croise les stars parisiennes qui sont vraiment de Paris. Parce que lorsque j'ai passé mes vacances à Münich, ben, j'ai même pas réussi à croiser Horst Tappert. Et puis, c'est super, parce que les stars, ben, contrairement à ce qu'on dit à la télé, elles sont pas inaccessibles. Fallait voir le nombre de gens qui voulaient faire une photo de Francis Perrin ou de Joël Cantona avec leur téléphone portable. C'est con, moi, j'ai pas de portable. Ca passait pas à Briançon. Va falloir que j'investisse. Et surtout celui avec l'appareil photo et tout.
C'est beau quand même la modernité. Quand je pense à ma grand mère qui nous expliquait tout le temps qu'elle était sûre qu'avec la modernité, l'homme aurait tout ce qu'il voulait. Si elle était encore en vie, elle serait contente : aujourd'hui, on peut faire des photos avec son téléphone. Je regrette qu'elle ne soit plus là pour le voir. Toujours est il que c'est super chouette de pouvoir parler avec des gens super célèbres. D'autant que c'est comme si ils faisaient partie de notre famille, hein, ils nous racontent des jolies choses tous les jours, où nous prédisent le temps du lendemain tous les soirs. Alors, leur dire qu’on les admire, et les voir sourire modestement, comme ça, face à face, ça fait super drôle. En tout cas, ils ne sont pas inaccessibles du tout. Lorsque les journalistes parlent des stars inaccessibles, ils doivent parler des stars américaines qui se la pètent et se gavent de thunes en faisant de la daube anti-intellectuelle; c'est un type croisé à la sortie d'un lycée qui m'a dit ça. Il était sympa d'ailleurs, avec ses tongues et ses cheveux longs. Il avait de la documentation sous le bras. Il m’a dit qu’il était là pour « éveiller les consciences de la jeunesse aux problématiques globalisées de la culture mondiale dominante ». J’ai trouvé ça vraiment impressionnant. J’ai pas tout compris, mais je pense que ça doit être une sorte d’attaché culturel qui fait la promotion des théâtres, des livres, des musées et tout ce qui peut se passer à Paris et seulement à Paris. Il m'a laissé quelques catalogues, et c’est exactement ce que je pensais : ça parle de la culture du "grand capital". L'est con, hein, il sait même pas qu'on dit que Paris, c'est unE grandE capitalE. Mais bon, je viens de la montagne, je connais pas encore la haute culture, alors je fais pas de remarque pour pas passer pour un imbécile. N’empêche, je trouve ça bien qu’il y ait des gens qui distribue de la culture aux jeunes à la sortie des lycées.
A Briançon, à la sortie du lycée d’altitude, y’a juste une vingtaine de Golf GTI et de MG ZR avec des perchmen ou des moniteurs de ski qui attendent la femme de leur vie.
Enfin, je m’égare un peu mais tout ça pour dire que c’est chouette de vivre au même endroit que plein de stars.
Moi je dis : j’aimerais trop avoir une photo avec Laurent Romejko.
16:09 Publié dans Plein les mirettes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Darwin est un con
Imaginez ma surprise un peu : voila que je me balade en banlieue parisienne pour visiter des lieux chargés d'histoire (Le stade de France par exemple) et que je constate que tous les grands immeubles aux alentours captent pas antenne 2 sur la télé ! La vache, et on est à 10 kilomètres de Paris, hein !
Que je vous explique : à Briançon, on est un peu loin de tout, hein, c'est le cul de vallée et certains villages sont assez isolés. Alors, pour pouvoir capter antenne 2 à la télé, ben, les gens ils accrochent des paraboles au mur du chalet pour aller chercher le satellite. Même que c'est une histoire d'ondes de l'espace qu'un copain qui est allé en fac à Grenoble m'a expliqué mais que j'ai rien retenu. Je me souviens, chez le père Fernand, dans les fonts de Cervières, y'avait la parabole installée au mur, et chez le directeur de la société générale qui habitait au fond de la vallée de la Clarée aussi. Mais quand même, dans Briançon et même à Saint Chaffrey, on recevait bien antenne 2.
C’est pas la peine d’habiter la capitale de la France pour pas capter antenne 2… Et comment qu'ils font pour voir le journal de 20h de Monsieur Mamère le soir ici ?
C'est peut être le périphérique qui brouille les ondes de l'espace, je sais pas. Il paraît que c'est le périphérique qui change tout.
En tout cas, je suis entré dans un bistrot, et je m'en suis ouvert à deux types qui buvaient un petit canon. Sont pas aimables les gens ici : le premier a rigolé en me demandant si je n'étais pas un fieffé abruti par hasard, et le second m'a carrément insulté en disant que j'étais le pire connard qu'il avait jamais vu. C’est vrai finalement que derrière le périph, les gens sont des mufles, de vrais animaux.
Moi, je dis : ce qui distingue l’homme de l’animal, c’est le périphérique.
08:36 Publié dans La différence est une richesse | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19.05.2008
Bizarre
12:09 Publié dans Plein les mirettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Installation
Bon, alors, vous allez pas me croire, mais j'ai trouvé un appartement génial.
Quand je pense à tout ce qu'on dit sur Paris et la difficulté de trouver un logement et que ça coûte super cher et tout. Comme dit ma copine Jessica : je pouffe ! En deux semaines, j'avais tout organisé, et le gentil monsieur de l'agence, il avait bien tout fait comme je lui avais dit après lui avoir fait un chèque sans rien marquer dessus ("parce qu'on sait jamais à l'avance comment ça va se passer" qu'il ma dit, preuve que c'est un vrai professionnel). Résultat : j'ai un appart immense de 22 m2 pour 980 € par mois (plus 55 € de charges, mais c'est important de faire le tri sélectif des déchets pour la planète).
Evidemment, c’est en banlieue, mais tout le monde sait qu’on peut pas habiter Paris, parce qu’il n’y a plus de place et parce qu’il faut en garder pour organiser des fêtes la nuit et tout. Et puis, si on construisait de nouveaux immeubles, ben, je suis sûr qu’il y en aurait pas réservés aux Hauts Alpins en plus. Alors…
Bon, ma banlieue, elle est tout près du centre de Paris, à 55 minutes en train. Ca peut paraître long, mais on sait bien qu’en banlieue à Paris, c’est un peu long de faire les trajets. Et merci, pour ceux qui sont restés au pays, hein, de me faire remarquer que c’est comme faire Briançon – Gap en voiture, je le savais, j’ai habité là bas, non mais. Même que Tony avec sa MG tunée, ben, lui, il faisait le même trajet en 32 minutes. J’ai pas de nouvelle de Tony depuis que je suis arrivé au fait… Il devait descendre à Marseille le jour où je suis parti. Bizarre.
Alors, ma banlieue, elle est dans un autre département que Paris, mais c’est à Paris quand même ; comme quand on voyait arriver les voitures en 92 ou 95 sur la route du Lautaret l’été et qu’on les doublait dans le tunnel du grand clôt en criant « Parisiens, têtes de chien ». La vache, qu’est ce qu’on se marrait. D’ailleurs, ici, personne ne me traite de bouzeux comme ils faisaient les parisiens chez nous. Pourtant, j’ai pas encore fait changé ma plaque 05. Ils doivent me prendre pour un touriste. Je trouve que les parisiens savent faire preuve de beaucoup de respect pour les touristes.
J’habite à Maintenon, c’est en Eure et Loir, le département 28 de la France et tout. Même que c’est en région parisienne, c’est écrit sur le livret d’accueil de la mairie qu’on m’a donné lorsque j’ai participé à la « journée d’intégration citoyenne communale ». C’était chouette. Y’avait plein de gens qui venaient d’arriver. A ce qu’il paraît, le village grandit à vue d’œil, rapport aux gens qui veulent travailler à Paris et qui veulent habiter pas loin.
Y’avait un type à cette réunion, il m’a pris de vachement haut et il m'a dit que j'habitais dans la région Centre. Ben, je lui ai répondu , « je le savais déjà espèce de pachiderm passidrem archyderme gros lourd : dans les Hautes Alpes, on habite loin de la capitale, mais on sait bien que Paris, c'est le centre de la France, ils l'ont dit à la télé ». D’ailleurs, on a la télé dans les Hautes Alpes. Ils en reviennent toujours pas ici.
Moi je dis : c'est pas la peine d'avoir la télé pour pas savoir que Paris c'est le centre de la France.
10:43 Publié dans Du neuf | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
C'est parti
Et voila, j'ai quitté les Hautes Alpes, parce que j'avais à faire à Paris.
Alors, un beau matin où il neigeait 80 cm, j'ai pris mon courage à deux mains, et mes bagages de l'autre et j'ai chargé la wolsvagen folkvaguen wolcvagehen voiture avec toutes mes affaires que j'avais dans mon grand appart de Briançon, j'ai pris le col du Montgenèvre et le tunnel du Fréjus parce que le Lautaret, ben, il était fermé, et puis je suis passé par Chambéry, Lyon, Châlon sur Saône, Beaune, Auxerre et tout, et je suis arrivé à Paris.
C'est ma nouvelle vie que j'ai, et même que je trouve ça super chouette de pouvoir faire un journal sur Internet pour que je vous raconte toutes les belles choses que je vois maintenant que je suis dans la capitale de la France.
Moi je dis : heureusement qu'il y a Internet, sinon, on pourrait pas expliquer au gens tout ce qu'on fait.
09:18 Publié dans Nostalgie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
