15.10.2008

walpin à réaction

Même si on ne m'a rien demandé, et que je trouve ça nul, je vous fais le biographie en 10 dates parce que j'ai que ça à écrire en ce moment. C'est que ça prend du temps d'écrire sur sa vie de Haut Alpin à Paris, parce qu'il faut bien tout expliquer à chaque fois, parce qu’Artemus, il est un peu long à la comprenure. Alors moi, hein, je me mets à votre niveau, parce que mine de rien, c’est pas donné à tous les walpins de monter à Paris.

 

1976

Je vois le jour. Mais je ne m’en souviens absolument pas. Pourtant, la première fois que j’ai vu le jour et que je m’en suis souvenu, j’ai su que c’était le jour. C’est donc que j’avais DEJA vu le jour avant. Donc, quand on naît, on voit le jour. En l’occurrence, c’était le jour de la rentrée scolaire… Ceux qui y ont vu un présage quelconque se sont trompés.

 

1981

Maman est atterrée, en colère, triste parce que ces « ordures de socialauds » ont gagné. Papa sourit. Il me prend sur ses genoux et m’explique que désormais, les gens sauront se respecter plus et que nous serons tous solidaires parce que c’est important d’être solidaire dans la vie. Lui, en tout cas, il pense que tout le monde doit regarder son voisin avec bienveillance, et que surtout, en toutes circonstances, il faut respecter les autres. Il crie après maman et lui reproche d’être égoïste.

 

1984

L’homme respectueux préfère être solidaire de sa secrétaire plutôt que de ses trois enfants. L’égoïste reprend du travail, trime comme une bête, paie les factures, s’inquiètent de ma scolarité, prends soin du petit dernier, assume et ne dort pas la nuit. Je choisis mon camp.

 

1986

Alors que je visite de vieilles tantes, le pays de mes ancêtres est ravagé par un violent incendie.

 

1988

J’écris « vive Chirac » sur les tables et les murs de mon collège. 3 jours de renvoi. Cet enculé ne m’a jamais rien rapporté de bon.

 

1994

Le jury me félicite. Je me félicite aussi et vais fêter ça pendant 5 ans.

 

1996

Je monte ma société. Je me prends pour un type super intelligent. Je me rends compte qu’en plus, je suis chanceux.

 

1998/1999

Alors que la France auto célèbre ses grandes valeurs, je traverse 77 pays et ma rencontre avec les cultures du monde me conforte dans mes sentiments.

 

2005

Je postule, sous les sarcasmes de mes collègues et amis, à une offre d’emploi à Briançon. Je suis évidemment retenu, et j’y passe deux belles années.

 

2008

J’arrive à Paris. Il pleut tous les jours.

 

Moi, je dis : je suis formidable.

30.07.2008

Avis de recherche

La personne qui, pour arriver sur mon blog de walpin, a tapé "teckel + roue arriere" dans un moteur de recherche est priée de se faire connaître.

 

Moi je dis : il faut de tout pour faire un monde ; hélas.

30.06.2008

Escartons

Alors, ce week end, c'était super, parce que j'ai fait un truc vraiment chouette : je suis été à la grande marche pour dire qu'on est fier d'être heureux, content, bien(s) et transfrontalier. Même que ça dure un sacré moment : c’est une marche qui est super longue.

 

 

 

 

Ca tombe bien, parce que moi, précisément, je suis vachement transfrontalier !

 

 

 

 

Alors, d’abord, je me suis renseigné sur comment que je devais m’habiller pour aller à la longue marche. La dernière fois, à la manif contre le grand capital, ils avaient pas été gentils avec ma façon de l’habiller alors que j’étais trop classe avec mes converse jaunes et mon jean marron. Alors, sur le prospectus pour la longue marche qu’on m’avait donné, y’avait marqué qu’il fallait venir habillé comme on voulait, parce que le regard des autres ne nous gène pas. Je veux hein ! Non, le regard des autres ne me gène pas. Enfin, c’est surtout parce que c’est pas écrit sur mon visage que je suis de Briançon… Parce que même si je suis fier d’être transfrontalier, si ça se voyait trop, je suis sûr que j’aurais un peu honte quand même. Toujours est il que j’ai opté pour un pantalon beige en lin (parce qu’il fait chaud à Paris l’été hein, ouille ouille, au moins 23 degrés et tout), un tee shirt jaune avec le col en V pour avoir un peu d’air sur le cou, et des sandales pour pas trop suer des pieds comme quand on va randonner et que le soir ça schlingue dans tout le refuge.

 

 

 

 

Toujours est il qu’à 14h tapantes, je me suis retrouvé dans une foule joyeuse, bigarrée et bon enfant. Le cortège, festif et chatoyant, a démarré à l’heure dite et s’est dirigé vers la place de la bastille dans une ambiance chaleureuse sous les applaudissements de la foule venue nombreuse se masser aux abords de la manifestation. Musique et chants ont rythmé l’avancée des hérauts de la liberté d’expression et de la tolérance qui ne demandent rien de plus que des droits égaux aux autres citoyens. Le mot d’ordre de cette année concernait l’école et la reconnaissance des différences dans cette institution poussiéreuse et souvent rétrograde qui a du mal à avancer à l’unisson de la marche du progrès.

 

 

 

 

Bon, maintenant, promis, je vais arrêter de recopier « Le Monde » sans mettre de guillemets sinon, ils vont me faire un procès et tout. Il vaut mieux que je vous dise comment que c’était avec mes mots, même si j’écris pas très bien. De toute façon, il y aura toujours pire que moi en la matière.

 

 

 

 

Alors, à 14h, je suis arrivé sur la place de l’enfer et des roches qui font des rots. C’était sympa. Y’avait plein de drapeaux avec de jolies couleurs : c’était sûrement des transfrontaliers qui affichaient leurs couleurs. Ce qui est marrant, c’est que j’ai pas reconnu le pays. J’ai pensé que ça devait être l’Allemagne ou l’Espagne parce qu’il y avait la finale de l’Eurovision le lendemain soir et tout. Mais, dans mes souvenirs du petit Larousse où il y avait les drapeaux du monde entier, je me souvenais plus d’un drapeau avec plein de couleur bariolées. Alors, je suis allé voir un type qui avait l’air super gentil. Il était grand avec une belle moustache. Sous sa casquette en cuir noir, on sentait bien qu’il y avait, en plus d’un cuir chevelu soumis à une alopécie galopante, la crème des chics types : d’ailleurs, dès que je suis allé lui parler, il m’a même pas laissé le temps d’en placer une et il m’a dit plein de gentillesses sur mon pantalon beige en lin et mon polo avec le col en V. Attends, c’est que c’est de la qualité hein, le monsieur qui me les a vendu chez C&A, il m’a dit qu’avec ça, je serai très beau le jour de la longue marche. Ben, comme quoi, il avait raison ! Ca m’a fait plaisir, parce que à la longue marche, ben, les gens ils savent reconnaître ceux qui ont la classe. Alors que pendant les manifs contre le grand capital, tout le monde disait que j’étais un plouc. A mon avis, ceux qui sont contre le grand capital, c’est rien que des jaloux. En tout cas, Boris (c’est comme ça qu’il s’appelait le gentil monsieur à la casquette), après m’avoir fait plein de compliments sur ma façon de m’habiller, il m’a dit qu’on pouvait se passer de marcher pour aujourd’hui, et que si je voulais, on pouvais aller directement chez lui parce qu’il habite près d’un marais et tout. « Je te montrerai mon teckel » qu’il me fait « il a pas de patte, mais si tu voyais ses roues arrière ! » [Merci Pierre]. Alors, moi, j’étais pas intéressé, parce que j’ai un peu la phobie des chiens depuis que je me suis fait mordre par le caniche de la mère de Luc Alphand à St Chaffrey. Et puis, les marais, je trouve pas ça très sain, c’est plein de bêtes dégueulasses et tout : même que dans les hautes Alpes, ’ils ont asséché celui de la plaine de Tallard parce que ça faisait venir des insectes vraiment dégoûtants. Je me demande comment on peut faire pour habiter dans un marais… BEURK.

 

 

 

 

Toujours est il que j’ai poliment décliné la gentille invitation de Boris, mais je lui ai quand même demandé pourquoi ils avaient tous un drapeau de l’Espagne, et si c’était pour la finale de l’Eurovision et tout. Alors, Boris, il m’a dit que c’était pas le drapeau de l’Espagne. Alors, j’ai été vachement dubitatif, parce que si c’était pas l’Espagne, ça ne pouvait être que l’Allemagne. Mais je me souvenais que le drapeau de l’Allemagne, il était pas comme ça. On l’avait vu en 3ème au lycée d’altitude de Briançon pendant les cours d’histoire de Madame Blancret : le drapeau de l’Allemagne, il était tout rouge avec un joli dessin au milieu, et pas de toutes les couleurs. Alors, comme je voulais pas que les supporters de l’Allemagne à l’Eurovision, ben, ils aient l’air très bête, j’ai demandé à des gens qui était sur un joli char de me prêter un peu leur matériel de coloriage pour que je fasse un joli drapeau de l’Allemagne. Alors, je me suis vraiment appliqué, et j’ai confectionné, sur un papier canson, un joli drapeau de l’Allemagne, rouge avec le rond blanc et tout, et même avec le joli dessin qu’il y a dessus. C’est vrai que mon drapeau, par rapport aux autres tout colorés, il faisait un peu pitié, il était même carrément naze, parce que je l’avais colorié avec des feutres sur un papier canson. Mais après tout, les gens dans la longue marche, ils disaient qu’on était là parce qu’on devait être fier de tout ce que l’on est, et qu’il n’y avait pas de normalité de toute façon. Alors, j’ai pris le parti d’en rire, j’ai pris mon beau drapeau de l’Allemagne que j’avais fabriqué, et je l’ai brandi en criant : « je suis naze et j’en suis fier ».

 

 

 

 

C’est drôle quand même les gens hein, d’un côté, ils vous disent qu’il faut être fier de ce qu’on est, et quand vous êtes tout fier d’avoir fabriqué un joli drapeau juste avec des feutres et un papier canson, ils se jettent sur vous et vous balancent des coups de pied au visage. Même qu’après ça, mon beau tee shirt avec son col en V, il était tout déformé. J’étais vraiment triste. Je sais bien que mon drapeau il était pas bien joli. Mais quand même, c’était pas la peine de le prendre comme ça… Après tout, moi aussi, je suis transfrontalier. Et tous les transfrontaliers sont frères d’abord, c’était écrit sur une pancarte dessus un joli char que en plus, il y avait un obélisque.

 

 

En tout cas, j’ai marché un peu plus vite que les autres pour arriver au milieu du cortège parce que les gens à cet endroit, ils avaient pas vu mon drapeau et ils allaient pas se moquer de moi. Là, y’a une gentille demoiselle qui m’a demandé si j’étais venu seul. Alors, elle était trop belle et trop classe la nana : cheveux courts auburn, pantalon ample style sarouel, débardeur fushia, piercieng dans l’arcade (j’adore, c’est trop beau) et un joli tatouage qu’on devinait entre les omoplates et qui devait descendre jusqu’aux reins. Alors, moi, une jolie nana qui me demande si je suis venu seul ! Pensez si j’étais heureux ! Elle et moi dans la capitale de l’amour, oulalalalalalalalalalalalala, depuis le temps que j’attendais ça ! Je lui ai dit que oui, j’étais seul, parce que j’avais perdu tous mes amis à Paris, même Artemus. Elle m’a dit qu’elle s’était faite plaquée la veille par « sa régulière » et que du coup, ça lui faisait un peu mal d’être là, mais qu’elle trouvait ça important de faire nombre pour montrer que le concept de normalité est relatif. J’ai acquiescé, même si j’avais rien compris. Parce que je voulais pas passer pour un idiot. Pensez, c’est la première fois que je me faisais draguer à Paris. C’est même la première fois que je me faisais draguer tout court ! Elle a ri, en disant qu’elle devait passer à autre chose, et que moi aussi, je devais oublier cet Artemus et que penser à lui ça me faisait du mal. Tu parles, m’en fous moi d’Artemus, la seule chose à laquelle je pensais, là, c’était que j’étais en train de me faire draguer par une jolie poulette que même à Gap y’en a pas des comme ça !

 

 

 

 

Elle était vachement directe la nana dis donc. A peine j’avais dit que je m’en battait l’œil d’Artemus, elle m’a demandé si c’était pas trop dur de tenir sans sexe, parce qu’elle, ça faisait que 24 heures, mais elle avait dejà le poum en feu ! Dites donc, sont sacrément délurées à Paris les nanas hein. C’est pas comme à Briançon où les parents vous obligent à vous marier si vous avez un enfant à 16 ans.

 

 

 

 

Alors, la jolie nana, j’ai hésité avant de lui répondre, parce que je savais pas comment elle le prendrait si je lui avouais que j’avais pas d’expérience et que je venais des Hautes Alpes. Mais je me suis dit que la vérité devait toujours l’emporter. Alors, je lui ai expliqué que j’avais 30 ans et que j’étais puceau.

 

 

 

Sa réponse ne se fit pas attendre :

 

 

 

 

« Ah, mais t’es pas normal toi ! »

 

 

 

 

Moi je dis : la normalité est une notion pas si relative que ça.

25.06.2008

Révélations

(Ouais groove, groove, groove..

Si tu passes par Gap, laisse pas traîner tes Gap, ouaiye.

C’est le rap du walpin, çui ki clak comme un coud’ fouet dans les reins.

Spécial dédicace à tous les groove de Serre Che, avec mention spéciale à Luccio le sérieuuuuuh) 

 

 

(couplet 1 par Guillest Man)

J’viens du zéro cinq, tu vois comment qu’ça crainq

C’est désert et c’est mort ; c’est comme toi tête de mort.

Nous on essaie d’êt classe sous les cascades de glace

On veut êt respectés à côté des névés

Le glacier d’Arsine, c’est chez oim man

Tu vois, ils l’ont dit à la télé

Qu’il avance et recule comme quand ta mère se fait b…..

Moi chui pas né ici et quand chui arrivé

Tout l’monde était sympa, et m’a bien accepté

C’est vraiment trop la merd’ si j’me fais pas traiter

Comment qu’j’vais faire pour me faire excuser ?

 

(chorus)

Ici c’est trop galère pour être discriminé

Ils en font plein des tonnes pour être équilibrés

Et quand tu crois qu’enfin tu vas pouvoir les coincer

Tu t’aperçois, effaré

Effondré

Qu’ils ont donné

…………..

Ton nom à un glacier…

(Tom nom à un glacier waouhouhouhou)

 

(Grand Master B - )

yo

j’reprends la main

parke chui un vrai walpin

j’viens de la toulouzanne,

Comme HLM c’est bonnet d’âne

A part l’panier d’basket, y’a rien à faire par là

La preuve ! et comment j’pourrais faire

Pour pas avoir la rage pour pas avoir la haine

Ils m’ont dit comme  à la télé, que j’devais aller voter

Comme pour ségo, ils m’ont envoyé un bus

Mais au bout du compte je l’ai eu dans l’cul

Tu sais, au final, de qui on a hérité ?

Du frangin de l’aut’ demeuré !!!!!!

 

 

 (chorus)

Ici c’est trop galère pour être discriminé

Ils en font plein des tonnes pour être équilibrés

Et quand tu crois qu’enfin tu vas pouvoir les coincer

Tu t’aperçois, effaré

Effondré

Qu’ils ont donné

…………..

Ton nom à un glacier…

(Tom nom à un glacier waouhouhouhou)

 

 (Guillest man reprend la main, accroche toi comme à la rampe de l’échelle du lac des cordes)

J’reviens en force avec mes ranger, pour randonner y’a pas meilleur

Même que j’peux pas leur ressembler à tous ces parisiens qui viennent nous emmerder

Ceci dit mes frères vous pouvez débarquer, venez, venez, on pourra vous détrousser.

Ici tu vois, c’est la gerbe, tous les matins je vois passer

Du haut du deuxième étage, tous les monos de ski bronzés, qui tiennent à m’saluer

Ils ont carrément, un teint salement buriné, je sais qu’c’est pas du vrai, qu’ils veulent que m’enfler

Me dauber, m’exploser pour pouvoir mieux m’exploiter

Je suis pas dup’ les gars, sur canal ils ont dit

Que les bouzeux com’ vous avaient peur, étaient ignorants pour mieux nous rejeter.

Alors, pas de quartier, j’m’inscris tou’d’suite et c’est pakééééééééé

 

 (chorus)

Ici c’est trop galère pour être discriminé

Ils en font plein des tonnes pour être équilibrés

Et quand tu crois qu’enfin tu vas pouvoir les coincer

Tu t’aperçois, effaré

Effondré

Qu’ils ont donné

…………..

Ton nom à un glacier…

(Tom nom à un glacier waouhouhouhou)

 

 (Retour de Grand Master B qu’a trop la classe dans sa polaire Oxbow / final massacrant en duo / chœurs du HLM BRT de Ristolas en fond)  

Qu’on soit d’ici ou pas, on sait qu’vous faites que semblant

D’être pote avec nous, mais vous aimez que ceux qui vous ressemblent

Vous avez peur, vous savez rien, comme l’a dit mon compère frère d’arme

Il faudrait pas penser à me prendre pour un âne

On sait c’que vous pensez, on l’a vu à la télé

Moi, tellement d’intolérance, franch’ment ça m’fait gerber

Je pisse sur vos fleurs, même à Saint Chaffrey

Je vais péter un plomb et commencer à tout casser.

Après moi, Chantemerle, ce sera un désert

Comme quand on va envoyé une bombe atomique dans la gueule à ta mère

Vous pourrez toujours dire que chui kun délinquant,

J’m’en tape grave man, c’est toi qui le prendra dans tes dents

Vous pouvez pas comme ça continuer, à nous railler, et à soliloquer

A faire comme si vous nous acceptiez,

Alors que vous rêvez

Que de nous discriminer !

De toute façon si les condés viennent m’chercher

Pour m’accuser,

Pour m’enfermer

J’m’en branle, pour mieux niquer vos race,

J’demande tout d’suite l’asile politique à Villard Saint Pancrace

(yo, ouaiyé, groove)

 

 

 

 

Moi je dis : enfoncé Kamini

24.06.2008

Sociologie appliquée

Alors, voilà que j’ouvre le meilleur journal de Paris et tout ce matin dans mon train de banlieue et qu’est ce que je vois pas ? Un classement des villes où on a le plus de chances de se prendre une branlée dans la gueule ! Et même que c’est sérieux et tout, parce que c’est des chiffres officiellement officiels avec tous les chiffres des branlées dans la gueule dans 400 villes de plus de 30 000 habitants.



Alors, c’est bien, parce que ça fait une idée de par là où on peut aller s’installer ou pas. Et même que ça m’a fait très peur parce qu’il paraît que l’an passé à Paris, y’a eu 21 554 (je pose 2 et je retiens 3) 24 887 (euh…) 35 580 (merdeuhhhhh, où est ma calculette) 22 492 branlées dans la gueule toutes formes de branlées confondues. Parce qu’il y a différentes sortes de branlées, hein, et il faut bien les additionner pour avoir un chiffre qui est vrai, c’est dans le journal que c’est écrit. Alors, les deux sortes de branlées dans la gueule, c’est :
- Les branlées qu’elles ont une raison : c’est quand un méchant monsieur il vous tape dessus pour vous prendre votre portable, parce que lui, il a pas les moyens de s’en payer un et que le tabac du coin n’a plus de carte pour les cabines.
- Les branlées qu’elles n’ont pas de raison : c’est quand le même vilain monsieur, il vous tape dessus sans même vous piquer le portable, ni vous arracher le collier, ni vous demander votre gourmette en or avec votre prénom marqué dessus.



Et comme le suggère l’excellent journaliste, on sait bien que c’est totalement différent, tant il est vrai qu’il peut exister plein de bonnes raisons de taper sur la gueule de son prochain et que c’est pas la peine de pas avoir de raison puisque il y a plein de raisons, et même que les méchants ils ont TOUJOURS raison.


Comme à présent j’habite à Paris, et que du coup, je suis devenu un intellectuel qui sait réfléchir et comprendre pourquoi y’a plein de choses qui arrivent et tout, ben, ça me fait plaisir qu’il y ait plein de chiffres comme ça parce que je vais pouvoir exposer mes théories et même que je suis sûr que j’ai raison :



Tout d’abord, en regardant bien le tableau, on constate que la ville de France où il y a le plus de méchants qui mettent des branlées aux passants, ben, c’est Saint Denis, suivie par Aubervilliers, Stains, La Courneuve, Saint Ouen, Bobigny et Aulnay sous bois. C’est marrant, quand j’ai lu ça la première fois, j’étais sûr que ça me faisait penser à quelque chose : et puis je me suis souvenu de ma virée sympa d’il y a quelques semaines quand je visitais les endroits typiques de Paris et les grands monuments comme le stade de France et tout ! La banlieue rouge !!! Hey !!! C’est les villes de la banlieue rouge où c’est qu’il y a le plus de gens qui mettent des branlées dans la gueule des gens qui leur ont rien fait. Ca c’est drôle, parce que, précisément, hier, à la télé, y’avait un reportage sur les gens qui habitent dans la banlieue rouge, et même que le monsieur de la 3, il expliquait que les gens de la banlieue rouge, ils étaient « ulcérés d’entendre parler de leur ville toujours de façon négative » et que « c’est pas juste de dire que c’est chez nous qu’y a toujours de la violence » et que même qu’avec « un peu de compréhension, un zeste de sourire, et un rien de respect », la banlieue rouge ça devenait un « lieu chaleureux hors du commun loin des clichés sordides ». D’ailleurs, y’avait plein d’habitants de la banlieue rouge qui étaient interviouvé ainttervihouver interrogés, et tous ils disaient la même chose : la banlieue rouge, c’est plein de gens super sympas qui sont heureux de vivre ensemble dans le respect de leurs différences.



Alors bien sûr, malgré toute cette bonne volonté, ben, y’a toujours des gens qui mettent des branlées dans la gueule des autres, mais attention, hein, c’est surtout des branlées de première catégorie : celles qui ont une raison. Du coup, c’est pas bien grave, et même, ça se comprend. D’ailleurs, l’autre jour, y’a un copain du travail qui était à dans la banlieue rouge, et il s’est fait mettre une branlée par huit types qui lui sont tombés dessus. Lui, pensez, il croyait qu’il n’y avait pas de raison : ils avaient même pas piqué son portable ! Alors, du coup, il est allé chez le juge du tribunal et tout. Et là, lorsque les huit soi disant méchants ils ont pu s’expliquer, tout s’est éclairé : en fait, quand il avait croisé les huit types, mon copain de travail, il en avait « regardé un de travers ». Du coup, il s’est jeté sur mon copain. Et les autres, ben, ils ont suivi parce qu’en banlieue rouge, on sait ce que ça veut dire l’entraide, c’est pas comme dans la banlieue ouest, que même à Marly le roi (Hauts de Seine), y’a moins de branlées dans la gueule qu’à Conflans en Jarmisy (Meurthe et Moselle). La branlée dans la gueule de mon copain, c’est par SOLIDARITE qu’il se l’est prise. Et il va au tribunal voir le juge ce con ! Bah, le juge, non seulement il a dit aux huit gars qu’ils avaient bien eu raison de donner une leçon à ce présomptueux, mais en plus, il a sermonné mon copain en lui expliquant qu’il ne fallait pas loucher en regardant les gens, surtout ceux qui souffrent tous les jours du manque de travail qui les met au chômage, et que pour la peine, il devrait payer les frais de justice de tout le monde, et que, bordel de merde, c’était bien la peine de le déranger pour si peu, que si tous les gens qui se prennent une branlée dans la gueule venaient au tribunal, il aurait pas assez d’une vie pour tous les envoyer en stage de citoyenneté pour leur apprendre le respect.



Ceci dit, moi, j’ai été un peu déconcerté en voyant les chiffres de la banlieue rouge. Bon, il faut aussi que je dise par parenthèse que Gap est la 8ème ville où on a le moins de chance de se prendre une branlée dans la gueule, ce qui me fait bien rire lorsque je pense à ces prétentieux bornés de parisiens qui me disent qu’il fait meilleur vivre dans la capitale qu’en walpinie.



Mais ces histoires de manque de travail qui mettent au chômage, moi, j’y crois pas trop. Non, moi, j’ai mon idée : lorsque j’étais aller me balader en banlieue rouge, je vous avais dit que j’avais remarqué que les gens ils captaient mal FR3 et que même il y avait des paraboles partout et tout. Et bien, moi, je pense que toutes ces paraboles, ça fait super mal à la tête à force de les voir, et puis ça envoie plein d’ondes de l’espace qui donnent le cancer de l’oreille, et que du coup, ça donne envie de mettre des branlées aux gens.


D’ailleurs, à Forbach (Moselle) ou à Gerzat (Puy de Dôme), y’a pas beaucoup de paraboles. Du coup, y’a moins de gens qui se foutent des branlées.



Bref, les branlées, c’est un coup des paraboles, on ne m’en fera pas démordre.



Moi je dis : plus y’a de paraboles, plus y’a de branleurs.

09.06.2008

Hommage

Bon alors, c’est quoi cette histoire, d’abord y’a mon copain Sylvain qui est parti au grattezmoila ou dans un autre pays que je sais plus le nom, et maintenant voilà que ce grand benêt d’Artemus est introuvable et tout ! Je l’ai cherché partout partout, et j’arrive plus à mettre la main dessus.



J’ai même fait tous les bars de la capitale de la France et tout, et je l’ai pas trouvé dites donc : il a du quitter Paris, c’est sûr. C’est quand même drôle que mon copain qui est contre la culture du grand capital disparaisse au même moment que mon copain réac de la réacosphère… Oh ! Si ça se trouve, en fait, Artemus, c’était un qui était contre la culture du grand capital déguisé en réac, c'est que ça s'est déjà vu ce genre de chose ! . En y réfléchissant bien, je crois qu’on aurait du s’en douter : non seulement il ne se rasait que tous les 3 jours, mais en plus, il mettait sa chemise Ralph Lauren PAR DESSUS son pantalon Burberry, comme le font tous les membres de la section de la ligue que j’ai rencontrés. Et, maintenant que j'y repsense, sa veste Olly Gan en cuir est juste élimée ce qu’il faut sur les épaules.



C’est dur à Paris hein, si les gens qui sont contre la culture du grand capital se déguisent en réac ! Comment ils vont faire les gars de la section de la ligue lorsque le « grand soir » va arriver et qu’ils seront tous dans la rue à séparer le bon grain de l’ivraie… Franchement, vous en pensez quoi vous ? Moi, je trouve qu’Artemus, si il était contre la culture du grand capital, il avait qu’à le dire franchement. Pourquoi est ce que les gens à Paris, ils ont peur de dire qui ils sont d’abord, hein ? Si ça se trouve, c’est parce que dans cette ville étouffante, les retentissements sourds de l’individualisme forcené effacent les différences, qui sont des richesses, et les préjugés trop lourds empêchent les hommes de s’épanouir, et de vivre au grand jour leurs convictions les plus profondes… - C’est bon ça, il faut que j’envoie le dernier paragraphe à un grand journal de Paris comme Libération ou quoi pour qu’il le publie, je sens que la vie parisienne me fait du bien, je me sens presque un intellectuel. Alors qu’à Briançon, l’air pur, ça fait du bien aux poumons mais ça ramollit le cerveau -.

 

C'était plus facile à Briançon : là bas, les gens de la section de la ligue, si ils croisaient un réac, ils faisaient semblant de lui taper dans les jambes avec des barres de fer. Et puis, c'est tellement grand Briançon, qu'on croise jamais un réac, alors à Paris, vous pensez...

 


Enfin, bref, Artemus est parti.



Heureusement, on a trouvé le même en fille.

 


Dites donc, c’est bizarre Paris quand même : un jour tu as plein d’amis, le lendemain, tu en as plus aucun.


 


Moi je dis : les amis à Paris, c’est pas des vrais amis.

26.05.2008

Mystère et boule de réac

Ce week end, il m'est arrivé un truc sensas : voila que vendredi, je reçois un mail d'un certain Monsieur plus qui me dit qu’il passe régulièrement sur mon blog qu'il qualifie d'ailleurs de "super extra génial qu'on dirait que c'est écrit par un grand écrivain style Marc Lévy et même que je suis trop jaloux parce que moi je sais pas écrire aussi bien".

 

 

 

 

Alors, Monsieur plus, il a un blog aussi, et comme il trouve mon blog trop super cool, il m’a demandé si je voulais venir rencontrer plein d’autres personnes qui écrivent des blogs et qui sont à Paris. Et même que c’est les rédacteurs des « blogs réacs » et qu’ils aimaient bien qu’on les appelle la « réacosphère », parce qu’ils sont amateurs de boules, et que même on parlait d’eux boulevard de la Libération et tout. C’est pas trop top ? Moi qui pensait que c’était la Poste qui rapprochait les gens. En fait, ce qui rapproche les gens, c’est les blogs ! D’ailleurs, je me demande comment faisaient les gens avant pour se parler. Ca devait être dur de vivre sans Internet et les blogs. Mais bon, tout le monde sait bien que le Moyen Âge fut un temps très dur avec son cortège d’anti progrès et d’obscurantisme primaire. Vous imaginez, comment ils faisaient pour se faire des amis, et voir des filles au Moyen Âge ? Ils pouvaient même pas s’envoyer un texto genre « rdv se midi a la joute o gradin 8 ranG 4. Cava et tro dla bal poupé. Chui sur ke godfroi va xplozé sa race a enguéran ». Parce que même les textos, ça a été inventé APRES le Moyen Âge ! Comme quoi, ce qui fait la différence entre l’obscurantisme et le progrès, c’est les blogs et les textos.

 

 

 

 

Enfin, toujours est il que ce gentil Monsieur plus me donne rendez vous par mail dimanche soir dans un quartier populaire de la capitale. Alors, moi, pensez, deux invitations dans la même semaine, j’étais trop content. Faudra que je raconte ça aux copains de Briançon qui font toujours toutes leurs activités entre eux (manger, boire, se marier…) : à Paris, c’est super facile de se faire inviter par des inconnus. Monsieur plus, il m’a expliqué qu’on serait nombreux hein, et que les gens qui seraient là, comme c’était des réacs, ils seraient assez BCBG. Ca tombe bien, moi aussi, j’ai fait faire mes vaccins avant d’arriver à Paris.

 

 

 

 

Le problème, c’est que ma tenue d’invitation, elle est au sale parce que je l’avais mise jeudi, et que pendant la manif, y’a un type sympa mais un peu maladroit qui a renversé le ketchup de son sandwich merguez frites sur ma veste sport en VRAI daim. Alors j’ai du composer. Heureusement, mon jean marron trop classe, il était pas trop sale, et il sentait à peine. Alors, zou, voilà que je l’ai enfilé avec une super jolie chemise rose et un pull nonchelemment nonchalamand bien enroulé autour des épaules pour que les BCBG ils me reconnaissent. Pour les chaussures, j’ai laissé tomber les mocassins blancs, trop voyants, pour une paire plus discrète de converse jaunes, vu que j’allais dans un quartier populaire de la capitale, pour me fondre dans la masse. D’ailleurs Sylvain me répète toujours : « wilo, tu es complètement à la masse », preuve que ça marche.

 

 

 

Bon, alors, évidemment, Monsieur plus, je l’avais jamais vu, alors quand je suis arrivé dans le quartier populaire où on avait rendez vous, ben, j’ai struté crustré scutré regardé la place et j’ai repéré un petit groupe de types qui avaient l’air très BCBG sauf un. Alors, comme je suis super malin, j’ai sorti mon nouveau téléphone portable, et j’ai appelé le numéro que Monsieur plus il m’avait laissé. Et là, voilà pas que je vois un des BCBG du groupe sortir un téléphone de sa poche ! Alors, je suis allé les saluer tous et lorsque je suis arrivé devant Monsieur plus, je l’ai fixé intancémant heintansémens intansément très fort parce que je voulais me voir dedans ; et puis, je me suis rappelé que c’était pas Monsieur plus qui était si propre qu’on pouvait se voir dedans ! C’était l’autre, le chauve avec la boucle d’oreille à la Bertrand Cantat ! J’étais vachement déçu. Mais du coup, Monsieur plus, il a du croire qu’il avait quelque chose sur le nez ou quoi, parce qu’il a dit « oula, c’est vraiment un plouc quoi… ». C’est pas génial ! D’abord mes amis qui sont contre la culture du grand capital, et ensuite mes nouveaux amis réacs qui reconnaissent que je suis un plouc et pas un bouzeux ! Comme ils vont être jaloux à Briançon quand je vais leur dire ça. Et puis on est allé dans un bar super branché du quartier populaire de la capitale. On voyait bien que c’était un endroit réservé à une élite. Y’avait de vrais table en bois avec des fauteuils molettonés melotonnés bourrés pour pas se faire mal au poum, pas comme à l’Eden bar à Briançon où c’est tout en métal beurk. Alors moi, j’étais super fier de faire partie de l’élite.

 

 

 

 

Alors, que je vous explique ; donc d’abord y’avait Monsieur plus. Il est beau Monsieur plus, il a un collier de barbe noire assortie à ses cheveux, comme celle qu’il avait Monsieur Chossard, mon professeur d’histoire géo quand j’étais en BEP. Je crois que les profs d’histoire géo, c’est marqué dans leur contrat qu’ils doivent porter la barbe. Ou alors, c’est vendu en même temps que le diplôme, je sais pas. En tout cas, Monsieur Chossard, lui, il nous avait dit qu’il ne raserait pas la sienne tant qu’il n’aurait pas vu « l’avènement d’une société sans classe ». Alors, du coup, on avait tous séché ses cours pour lui faire plaisir, mais il avait quand même gardé sa barbe de prof d’histoire géo. J’espère qu’il a vu ce qu’il attendait depuis, ça doit finir par démanger à la longue. Même que Monsieur plus, il est venu avec sa femme et tout. Et même qu’il lui a fait des bisous et que je les ai vus ! Sa femme à Monsieur plus, elle s’appelle pas Madame plus, c’est bizarre. Elle s’appelle Poly, mais comme y’avait aussi un type qui s’appelait Poly, ben, j’ai décidé de les appeler polyfille et polygarçon pour pas me mélanger (j’aurais pu appeler la fille polymère, mais elle a pas encore de bébé, Monsieur plus il met pas la langue quand il l’embrasse ; et le garçon polygone, mais il ressemble pas à un chien tant que ça, pourtant, un jour, mon copain Sylvain il m’avait dit « les réacs, c’est tous des chiens »). Polygarçon, il avait l’air gentil et tout propre sur lui hein, mais quand je lui ai dit bonjour, il m’a répondu par un psaume en hébreu, alors, j’ai fais semblant de pas avoir compris parce qu’en fait j’avais rien compris.

 

 

 

 

Y’avait aussi Philémon, qui a commencé à parler de la liberté, et que même c’était sa chérie, et qu’elle était quand même pas mal gaulée cette Sabine Herold, et que c’était dommage que son mari soit si con, et que Léon Blum c’est le meilleur (c’est Blum qu’il a dit… ou Blois… arf, je suis bête, un type qui s’appelle Léon, il peut pas avoir un nom de ville ! c’est comme si il y avait Lucien Roquefort), et même qu’il aimait pas les « radsocs » parce que c’était des nuisibles qui faisaient des trucs pas nets avec des tapis et tout, même que cette connasse de journaliste de Libé, lui, vivant, jamais il ne parlerait, et même sous la torture ! Et puis, d’abord, que l’économie c’était libéral sauf quand ça marchait pas et que lorsque le Maréchal saurait ça, ben, il allait illico envahir Malte pour que tout le monde soit chrétien.

 

 

 

 

Comme j’ai pas tout compris, j’ai préféré me retourner vers penta, que c’est un autre garçon qui était là, qui avait une coiffure super géniale à la Joachim Noah que même je m’attendais à ce qu’il me propose un karaoke. Lui aussi il avait lu toute l’œuvre de Léon Blum, mais il préférait la plaque qui était toujours dans le même bar en train de se biturer. Et comme pendant ce temps là, Polygarçon chantait à tue tête et en latin des incantations kabbalistiques, j’ai compris que les réacs, ils sont trop intelligents pour moi, et qu’il valait peut être mieux que je retourne voir mon copain Sylvain, parce que lui, il m’a invité chez les gars de « la section de la ligue », sans doute pour faire un match de foot, et apparemment, je serai à peu près au niveau, même si ils lisent beaucoup des livres de Max.

 

 

 

 

Heureusement, y’avait Artemus. Lui, il m’a redonné le goût de m’intéresser aux réacs, même si je comprends pas tout ce qu’ils disent. Comme il a vu que je me sentais un peu mal à l’aise, il m’a envoyé une grosse tape dans le dos, et il m’a fait « alors, le plouc, on se sent paumé hein ! c’était plus simple à Briançon, chez les consanguins ». Alors, j’ai trouvé vachement fortiche qu’il sache que mes parents étaient cousins germains, et j’ai trouvé sa façon de s’exprimer très douce et pleine de poésie. Alors, j’ai compris que grâce à lui, je pourrai comprendre les réacs quand ils parlent.

 

 

 

 

Du coup, je suis resté, et j’ai participé à une discussion enflammée, où il était question de savoir lequel de Jacques Garello ou de Patrice de Plunkett était le plus gros et le plus vieux, et que même que si on résolvait cette question, nos idées seraient au pouvoir d’ici moins de mille ans et tout. Philémon, il soutenait que Garello, il faisait 8 mètres au garrot, et que c’était une sacrée performance. Et penta, il a dit que Plunkett, il avait une belle voix qui lui donnait des frissons et tout quand il l’écoutait sur radio courtoisie. Monsieur plus, il a commencé à s’énerver, parce que lui, il préfère le muret, je crois qu’il est maçon, ou qu’il est dans la construction, ça doit être pour ça. Et comme ils arrêtaient pas de s’engueuler, Polygarçon, il s’est mis à réciter le cantique des cantiques en grec ancien pour les faire arrêter. Mais rien n’y faisait. Alors Artemus, je croyais qu’il était endormi, mais il a ouvert un œil torve, et il a beuglé « tavernier, le même bordel ! j’vais quand même pas aller pisser l’premier avant d’engloutir l’second ! ».

 

 

 

 

Ca a un peu détendu l’atmosphère de la réacosphère. Et de toute façon, Polygarçon psalmodiait l’évangile selon Saint Luc qu’il connaît par cœur en araméen, et ça prouvait qu’il était temps de rentrer. Même que le débat n’étais pas clos et qu’on en reparlerait avant l’effondrement de la social démocratie et du système UMPS.

 

 

 

 

Comme c’était ma première sortie avec les réacs, j’ai décidé d’offrir ma tournée et payer les consommations. Alors, le tavernier, il me dit : « 27 pression, 15 rhum, 12 vodka orange, 18 whisky, 9 kirs et un coca light, ça vous fera 458€ monsieur ». Comme ça faisait quand même pas mal, je me suis retourné pour savoir si il y en avait pas un autre qui voulait partager. Ben, vous me croirez pas, ils étaient déjà tous partis ! C’est sûr, ils sont toujours super pressés, parce qu’ils ont plein de questions à régler et tout. Alors, j’ai laissé un accompte et le nom d’Artemus pour qu’il lui envoie le reste, ça lui fera plaisir, je suis sûr.

 

 

 

 

Et voilà ma soirée avec les réacs de la réacosphère. C’était vraiment bien. Demain, je dois aller voir mon copain Sylvain qui doit me présenter aux autres de la « section de la ligue », je leur parlerai de mes autres potes, peut être que ça leur ferait plaisir de se rencontrer tous. Après tout, les blogs, ça sert à ça, à rapprocher les gens pour qu’ils se sentent solidaires.

 

 

 

 

Moi je dis : j’ai hâte que mes amis de la section de la ligue ils rencontrent mes autres amis de la réacosphère.

       

23.05.2008

Motivé-e-s

Alors, c'est trop chouette, hier, je suis allé à la manif et tout !

 

 

 

Alors, en fait, mon copain Sylvain qui distribue des prospectus sur la culture du grand capital à la sortie des lycées, ben, il m’avait invité à la manif qu’il y a eu à Paris. Alors, moi, vous pensez, j’étais super excité, parce que j’avais jamais été invité à une manif, j’avais jamais été invité nulle part d’ailleurs.

 

 

 

Alors, j’ai voulu prendre le erre erre où on se perd tout le temps pour aller à la manif, mais le erre erre, il marchait pas, hé ! Parce que les conducteurs du erre erre, ils allaient à la manif AUSSI. Je suis bête, j’aurais du y penser. Ceci dit, ils auraient pu en profiter. C’est idiot de conduire un erre erre et d’aller à la manif à pieds. Du coup, j’ai failli arriver en retard, à cause que j’ai du aller de la place de Clichy à Nation à pieds. Oulala, c’est grand Paris, hein, heureusement que c’est plat, pas comme à Briançon, parce que sinon, j’aurais jamais été à l’heure à mon rendez vous à Nation avec mon copain Sylvain.

 

 

 

Alors, Sylvain, il m’avait donné un prospectus pour que je sache comment ça se passe une manif et tout. C’était super, y’avait tout expliqué. Je l’ai lu dans la rue pendant que je marchais pour aller à Nation. Alors, j’ai appris qu’en fait, dans une manif, y’a plein de petits groupes et que les gens de chaque groupe ils restent ensemble, enfin, groupés quoi (Oh, je viens de comprendre !), parce que chaque groupe à un « mot d’ordre » différent, et des révandicassion reuvindikations demandes différentes. Déjà, ce qui m’a fait plaisir, c’est que le groupe de mon copain Sylvain, ben, y’a que des méridionaux, même que c’est écrit sur leur prospectus qu’ils viennent tous du sud et tout. Alors, j’étais content parce que ça fait longtemps que j’ai pas croisé quelqu’un de par chez moi. Du coup, j’étais content d’avoir fait un effort sur la façon dont je m’étais habillé. Attendez, c’était ma première manif, alors, j’avais fait un effort pour être classe : j’avais mis une chemise blanche par dessus mon tricot de corps, et une veste sport avec des franges en VRAI daim, un jean marron (ça fait trop classe) et des mocassins blancs avec les boules que j’ai achetés chez Bata, une marque super classe, même que je les ai payées 39,90 € ! Vous imaginez. C’est pas pour faire le fier, hein, c’est juste pour dire que j’étais vraiment classe et tout. La première fois que j’aurai rendez vous avec une fille, je m’habillerai pareil.

 

 

Enfin, une fois que je suis arrivé, ils m’ont regardé un peu bizarre. Pourtant, à Paris, ils doivent avoir l’habitude de voir des gens habillés classe. Y’en a un, un gros, il a dit qu’il fallait pas tarder parce que le cortège aller partir. Alors, il nous a entraîné vers un coin de la rue, et il nous a distribué des papiers où il y avait marqué des « slogans », et il a dit qu’on devait crier ce qu’il y avait écrit à intervalles réguliers. Ensuite, il nous a tous mis des autocollants partout sur nos vêtements pour montrer aux autres qu’on venait du sud. Mais moi, j’ai pas voulu, j’ai eu trop peur que ça abîme ma belle veste avec ses franges en VRAI daim. Du coup, le gros, Gérard qu’il s’appelait, il était pas content. Heureusement, mon copain Sylvain lui a dit que c’était pas grave l’important, c’était de faire nombre, même en rameutant les ploucs. J’étais vachement flatté. Sylvain, il a dit que j’étais un plouc. D’habitude, les parisiens, ils me traitent de bouzeux, alors pensez : je suis en train de m’intégrer !

 

 

 

Alors, Gérard, il a montré les autres groupes, il a levé le poing au ciel, et il a crié « Prêts pour la lutte ? ». Là, j’ai eu super peur, j’ai cru qu’il fallait aller se battre. Sylvain m’a rassuré, c’était pas contre les autres groupes qu’on allait se battre, mais contre « Naboléon Sarkonazi et sa horde de flics aux ordres des patrons et de la presse réactionnaire ». Alors, j’ai eu encore plus peur, hein, parce que si il faut se battre contre les autres groupes, ben, j’aurais toujours pu m’en prendre aux poussettes (y’a beaucoup de mômes dans les manifs, c'est sympa, très familial), mais les flics, ben, ils sont super entraînés hein. A Briançon, les flics, c’était des gendarmes, et même qu’ils étaient sacrément balèzes : ils allaient chercher en hélico les allemands et les parisiens qui pensaient que c’était facile de monter à la montagne des agneaux en tongues. Ici, c'est encore pire : les policiers, ils ont des casques et des boucliers qu’on se croirait dans NCIS, enquêtes spéciales, dans l'épisode ou Gibbs il se rappelle en rêve la guerre du golf où il s'est fait 18 trous et tout. Mais Sylvain, il m’a encore rassuré : on allait pas se battre contre les policiers, on allait juste marcher et crier très fort les slogans qu’on nous avait écrits sur les papiers. Alors, j’ai compris que lutter, à Paris, çà veut dire marcher en criant très fort, et même que crier c’est en option. Et j'ai trouvé ça génial, parce que je me suis rendu compte que lorsque je partais en rando à Briançon, je luttais déjà sans le savoir ! Il va falloir que j’écrive à mes potes dans les Hautes Alpes pour les prévenir qu’ils luttent aussi.

 

 

 

Alors après, la manif elle est parti. Donc, on a tous sorti des drapeaux, des écharpes et tout, et on a suivi les autres groupes. Oulalalalalalala, le monde qu’il y avait ! Gérard, il a dit qu’on était 700 000 ! Vous imaginez ça un peu. En plus, il est fortiche Gérard, parce que la manif, elle venait à peine de commencer, et Gérard, il avait eu le temps de remonter jusqu’en haut pour compter tout le monde. Mais c’est normal, Gérard, j’ai appris qu’il travaillait aux impôts, alors, il a l’habitude de calculer hein. Alors, j’ai commencé à crier des slogans qu’ils m’avaient donné mes nouveaux copains du sud. Je me suis mis à crier « vive la retraite à 50 ans », « Sarko, salaud, le peuple aura ta peau », « fion, fion, tu l’as dans l’os », « sarko, t’es pas mon président ». C’était marrant. A un moment, j’ai voulu mixer les slogans, et je me suis mis à crier « Vive le président Sarko, le peuple l’a dans l’os ». Tout le monde s’est retourné vers moi tellement ils ont trouvé que mon slogan il était trop beau. Mais Sylvain, il est venu vers moi, et il m’a dit « surtout n’improvise pas ». Dommage, moi, je l’aimais bien mon slogan. N’empêche qu’effectivement, on voit que dans une manif, rien n’est improvisé.

 

 

 

Ensuite, j’ai discuté avec un type qui s’appelle Robert. Ca m’a fait drôle, Robert, il est conducteur de erre erre. Alors je lui ai dit que j’admirais beaucoup son travail. Mais quand je lui ai demandé pourquoi il était venu à pieds aujourd’hui, alors qu’il aurait pu profiter de son erre erre, il m’a pris de haut et tout. Il m’a dit que si il était là, c’est parce qu’il voulait pouvoir avoir le droit de partir à la retraite à 50 ans et tout. Parce que conducteur de erre erre, c’est vachement dur vous voyez, alors, comme c’est un métier où on se fatigue beaucoup, on a le droit de partir avant les autres. Ben oui, c’est très dur ! Vous imaginez, les types qui conduisent le erre erre, ils vont dans les couloirs TOUS LES JOURS ! Du coup, comme ils sont tout le temps paumés, ben, ils arrêtent pas de marcher, et après ils sont super fatigués. C’est pour ça qu’il faut qu’ils prennent la retraite avant. J’ai une cousine qui est aide soignante de nuit à l’hôpital de Gap, je lui expliquerai la prochaine fois que je l’appelle. Parce qu’elle aussi, elle me dit des fois qu’elle aimerait partir plus tôt à la retraite. Je lui dirai pourquoi c’est pas possible que c’est parce que son métier, il est moins dur que conducteur de erre erre.

 

 

 

De toute façon, il m’a dit Robert, lui, ça fait longtemps qu’il conduit plus. Il est délégué syndical depuis 8 ans. Alors les conducteurs de erre erre, lorsqu’ils sont pas délégués syndicaux, ils sont dans les trains, et lorsqu’ils le deviennent, ils « regardent passer le train des réformes », c’est comme ça qu’on dit je crois.

 

 

 

Alors, au bout d’un moment, j’en ai eu un peu marre de lutter, surtout que j’avais vachement mal à la gorge à force de crier des slogans, alors, j’ai quitté la manif et j’ai pris une petite rue annexe pour trouver une brasserie pour boire une Vichy. Et là, oula, les embouteillages que j’ai vus ! Incroyable ! On m’avait dit qu’à Paris, y’avait des bouchons, mais alors là, je voulais pas le croire. Y’a une petite dame qui avait son bébé à l’arrière, elle avait l’air d’en avoir marre, super grave. Alors, ma bouteille d’eau de Vichy que j’avais acheté, ben, je suis allé la lui donner à travers sa vitre ouverte. Elle a eu l’air étonnée, mais elle a souri et a accepté de bon cœur.

 

 

 

Alors ça m’a fait plaisir parce que j’aime bien rendre service aux gens. Et je me suis rendu compte que c’était vachement facile de rendre service aux gens à Paris : ils sont tous tristes !

 

 

Moi je dis : Heureusement qu’il y a des gens comme Sylvain, Gérard et Robert qui luttent pour que les parisiens soient moins tristes.

21.05.2008

Allez les rouges et blancs

Vous allez pas me croire, mais hier, j'ai fait une super balade derrière le périph, au nord est de Paris !

 

Bon, évidemment, lorsque je dis "super balade", c'est pas comme quand on allait faire une "super balade" au col des Grangettes par l’Eychauda, mais c'est presque pareil, il suffit d'avoir un peu d'imagination : un trottoir à la place du sentier, des touristes à la place des touristes, des enfants qui tendent la main à la place d'une marmotte qui tend la patte, et y'a même des crottes de chamois par terre !

 

Alors c'est rigolo, c'est derrière le périph, donc les gens ils ont pas antenne 2 et tout. Alors, au lieu de regarder la télé chez eux, ben, ils vont la regarder au bistrot, parce que dans tous les bistros, y’a une télé qui permet de regarder antenne 2 quand on l’a pas chez soi. Dans tous les bistrots, le seul programme qui passe c’est les chiffres et les chiffres. Non ! pas les « chiffres et les lettres », sur la télé du bistrot que j’ai vu, moi, y’avait que des chiffres, et encore des chiffres après les chiffres. N’empêche, ça devait être super intéressant, parce qu’ils regardaient tous avec intérêt, et même que parfois, quand un chiffre apparaissait, y’en avait un ou deux qui levaient les bras au ciel comme quand les diables rouges ils marquent un but à la patinoire René Froger.

 

Mon nouveau copain que je me suis fait à la sortie du lycée à Paris, il m'a dit que c'était la banlieue rouge.  Il a du se tromper, c’est tout gris. Ou alors, c’est celui qui a donné le nom des banlieues qui s’est trompé.

 

C’est peut être le même que celui qui donne le nom des rues et des bâtiments de l’Etat de droit. Parce que dans la banlieue rouge, y’a que des noms de gens que je connaissais pas qui ont des noms de places, d’avenues ou de sanisettes. Dans la banlieue rouge, y’a une place Lénine, un pont Nelson Mandela, un lycée Youri Gagarine (j’ai essayé de dire « Youri Gagarine » très vite et avec du coca dans la bouche, c’était trop rigolo), une avenue Jean Marie Tchibaou, une rue Beria… C’est marrant, à Briançon, y’avait que des noms de montagnes, ou de villes, ou des gens du coin qui avaient vécu il y a des siècles et des siècles, pendant la guerre contre les lazzis. Mon copain il m’a dit que c’était important de donner à des avenues le nom de gens qui sont des amis du peuple. Je lui ai répondu que j’aurais préféré des gens qui soient amis de mon peuple. Ca me paraissait tout bête, hein. Ben figurez vous qu’il l’a super mal pris, et qu’il s’est mis à me dire que je devais quitter la banlieue rouge, parce que dans la banlieue rouge, on sait ce que ça veut dire que la tolérance, et que les gens de la banlieue rouge, ils savent bien à qui ils doivent d’être heureux dans la vie, et libérés des chaînes de la servitude capitaliste, et que dans la banlieue rouge, y’avait que des gens accueillants et plein d’entrain lorsqu’ils rencontrent quelqu’un de différent. Effectivement, il me semblait bien que j’avais croisé une proportion de trisomiques plus importante qu’à Briançon.

 

Alors du coup, je suis allé à la mairie d’une banlieue rouge pour me renseigner. La petite nana a l’accueil, elle a pas compris de quoi je lui causais. C’est peut être mon accent de la montagne qu’elle comprenait pas. C’est toujours comme ça avec les gens de la plaine. Alors, du coup, elle a appelé l’adjoint au maire qui tenait sa « permanence » en haut. Au début, j’ai cru qu’il faisait aussi coiffeur. Je me suis fait moqué, il faut que je fasse attention à ce que je dis. Et ben, figurez vous que l’adjoint au maire, ben, il m’a reçu comme si j’étais pas un Briançonnais qui venait d’arriver à Paris et tout. Super sympa, pour un peu, je me serais pris pour un ministre. Il était beau en plus, avec une grande barbe noire assortie à ses cheveux. Il m’a tout expliqué pour le nom des rues et tout. Et en fait, mon copain avait raison, tous les gens des rues, c’est des amis du peuple en fait. Par contre, il m’a embrouillé avec le Gagarine là, qu’il allait dans l’espace et tout, il a sans doute voulu faire une méttafore maitafor mets ta phore image, je sais pas comment un type aurait bien pu faire pour aller dans l’espace tout seul.

 

Bon, ensuite, il m’a demandé dans quel quartier de la ville j’habitais pour pouvoir m’envoyer de la documentation citoyenne et tout. Je lui ai répondu que j’habitais pas dans sa ville parce que je connaissais pas la banlieue rouge avant d’arriver. C’est dommage, à ce moment là, il s’est souvenu qu’il avait un rendez vous urgent. N’empêche, je trouve que mon copain de la culture avait raison : on est super bien accueilli en banlieue rouge.

 

Moi je dis : le rouge est ouvert.

     

20.05.2008

Darwin est un con

Imaginez ma surprise un peu : voila que je me balade en banlieue parisienne pour visiter des lieux chargés d'histoire (Le stade de France par exemple) et que je constate que tous les grands immeubles aux alentours captent pas antenne 2 sur la télé ! La vache, et on est à 10 kilomètres de Paris, hein !

 

Que je vous explique : à Briançon, on est un peu loin de tout, hein, c'est le cul de vallée et certains villages sont assez isolés. Alors, pour pouvoir capter antenne 2 à la télé, ben, les gens ils accrochent des paraboles au mur du chalet pour aller chercher le satellite. Même que c'est une histoire d'ondes de l'espace qu'un copain qui est allé en fac à Grenoble m'a expliqué mais que j'ai rien retenu. Je me souviens, chez le père Fernand, dans les fonts de Cervières, y'avait la parabole installée au mur, et chez le directeur de la société générale qui habitait au fond de la vallée de la Clarée aussi. Mais quand même, dans Briançon et même à Saint Chaffrey, on recevait bien antenne 2.

 

C’est pas la peine d’habiter la capitale de la France pour pas capter antenne 2… Et comment qu'ils font pour voir le journal de 20h de Monsieur Mamère le soir ici ?

 

C'est peut être le périphérique qui brouille les ondes de l'espace, je sais pas. Il paraît que c'est le périphérique qui change tout.

 

En tout cas, je suis entré dans un bistrot, et je m'en suis ouvert à deux types qui buvaient un petit canon. Sont pas aimables les gens ici : le premier a rigolé en me demandant si je n'étais pas un fieffé abruti par hasard, et le second m'a carrément insulté en disant que j'étais le pire connard qu'il avait jamais vu. C’est vrai finalement que derrière le périph, les gens sont des mufles, de vrais animaux.

 

Moi, je dis : ce qui distingue l’homme de l’animal, c’est le périphérique.